NintenDomaine à la pointe de la technologie:



Débattre sur quel est le meilleur Zelda est passible de bannissement et d'enfilage de caleçon Wii
Phant, qui aimerait que la masse populaire arrête d'encenser Ocarina of Time



Avant première
Epic Mickey

Beaucoup d'années se sont écoulées depuis les bons jeux Mickey de notre enfance. Castle of Illusions, Mickey Mania, Fantasia, etc... Après quelques essais ratés sur GameCube, Disney et Junction Point essayent de redonner à Mickey un nom dans la plates-formes et ce n'est pas si évident quand on se bat sur le terrain du grand Mario, qui plus est sur Wii.

Peint par Sia et Fire Rafou
15/10/2010

Présentation

Commençons par le début. Qui sont les mecs du studio dont j'ai parlé dans l'introduction ? L'un d'eux est assez connu dans le monde du PC, notamment pour un jeu appelé Deux Ex. Son nom m'énerve tant on en entend parler ces derniers temps : Warren Spector.
Ce type fonda sa société, Junction Point Studio, en 2005 et se fit racheter par Disney deux ans plus tard. Quelle aubaine, pour lui qui est un grand fan de Mickey, il va pouvoir en faire un jeu.

Voilà, si vous n'avez pas encore compris pourquoi tout le monde s'intéresse à Epic Mickey, alors que tout le monde se foutait de Disney's Magical Mirror en son temps (2002), c'est parce que Warren Spector est derrière.

Bon, certes, je suis peut être mauvaise langue. Il faut avouer que l'histoire générale est intéressante. Pour faire simple, Mickey se retrouve dans le monde perdu de Disney, celui des personnages imaginés, dessinés, mais jamais montrés au public et enterrés dans les archives de l'oubli. Celui qui semble bien avoir la haine, c'est Oswald « le lapin chanceux », car sans une obscure histoire de droit, il aurait dû être à la place de Mickey.

Mickey Mouse arrive donc dans ce monde délabré avec deux choix : le restaurer, ou aggraver son état. Chaque action que vous ferez aura des répercussions plus tard dans le jeu, ce qui peut supposer plusieurs fins.

Malgré ses ventes incroyables, la Wii n'est malheureusement jamais choisie pour développer des titres ambitieux. Là, c'est Disney qui paie, alors le studio est bien décidé à se tailler une part du lion, même si d'autres ont échoué avant. Vous me direz, les autres n'avaient pas Mickey aussi.

C'est ainsi que la Wiimote fut choisie comme base du gameplay. Dans le monde assez glauque de Epic Mickey, le héros dispose de deux pinceaux, l'un de peinture pour terminer de colorier des éléments, et du dissolvant pour, au contraire, effacer le décors. Une idée assez intéressante qui peut amener des énigmes sympa.
Ca, c'est pour ce qui concerne les niveaux 3D. Pour ceux en scrolling horizontal, vous aurez à parcourir un niveau basé sur un vieux dessin animé de Mickey dans une plates-formes toute simple à base de sauts.

Voilà un grossier topo sur ce qui vous attend avec Epic Mickey et pour savoir ce que ça donne sur les quatre premiers niveaux, c'est juste là.

L'avis de Sia

Lors de l'annonce de Epic Mickey il y a un an, tout le monde fantasmait sur les concepts-arts. Voir les personnages Disney dans une version glauque et steampunk avait suffit pour donner envie aux joueurs. On avait le droit à des « oh mon dieu c'est magnifique », ou encore « mais pourquoi un tel jeu sort sur Wii, il va forcément être nul graphiquement », etc... Lorsque les screens ont étés révélés, ça a changé la donne, et on pouvait lire sur tout le net que Epic Mickey était moche. Une déception. Comme quoi, dévoiler des concepts-arts datants du début du développement n'était pas une bonne idée (à la place des développeurs, je les aurais mis en bonus à débloquer dans le jeu, comme ça, pas de problème). Mais doit-on blâmer les développeurs d'avoir fait de fausses promesses à travers de simples concepts-arts, ou plutôt les joueurs qui ont vendu la peau de l'ours avant qu'il ne soit né ? Si ces images n'avaient pas été dévoilées avant les premiers screens, ceux-ci auraient sûrement eu une meilleure réception. Quoiqu'il en soit, Epic Mickey est différent de ce que certains considéraient comme le jeu qui leur a été promis, mais est-ce un mal ? Ok ce n'est pas du steampunk glauque, mais il est évident que ce jeu possède un grand charme.

On a pu tester plusieurs niveaux, il y avait deux en 3D (les niveaux normaux quoi) mais également des niveaux 2D. Je ne suis pas un grand fan de jeux de plates-formes, donc je n'ai pas accroché plus que ça aux phases en 2D. Visuellement elles sont très intéressantes car elles sont à l'image des vieux cartoons de Mickey (je retiens particulièrement celui sur le haricot magique), mais au niveau du gameplay, il ne s'agit rien de plus que de la plates-formes classique. On bouge et on saute. Le pinceau est inutilisable dans ces phases. Bref du banal.

Les niveaux en 3D, les niveaux principaux donc, semblent beaucoup plus intéressants (encore heureux vu que c'est la base du gameplay). Le premier était basé sur le laboratoire du Mad Doctor, le premier niveau du jeu quoi. Quant au second, c’était une sorte de Disneyland détruit.

On a d'abord eu droit à une séance de démonstration avant de pouvoir tenir la Wiimote (j'aurais préféré un pad GameCube, mais on fera avec). Les déplacements ne sont pas différents de n'importe quel jeu de plates-formes 3D, mais ce qui fait l'originalité du jeu est le pinceau. J'ai eu la confirmation de mes craintes : l'utilisation du pinceau est très limitée, on ne peut effacer ou peindre que ce que les développeurs ont prévu, par contre c'est toujours défoulant de s'amuser à diluer un PNJ (personnage non joueur) pour le voir fondre puis lui rendre son apparence en le repeignant pour ensuite le re-diluer. L'interaction avec l'environnement et les personnages se dévoilera au fil du jeu, car si on s'amuse à tout détruire, à ne pas aider les PNJ, et à faire d'autres trucs fun de ce genre, les personnages deviendront rancuniers et on en paiera les conséquences plus tard, alors que ceux-ci nous aideront si on les aide. Elle est pas belle la vie ?

Par exemple dans le premier niveau du jeu, on est confronté à un dur dilemme : sauver un personnage enfermé dans une cage ou prendre un coffre. Une fois le coffre ouvert, la cage se fait catapulter au loin avec le p'tit bonhomme dedans et il se pourrait que d'ici quelques niveaux il revienne se venger. Les ennemis aussi peuvent être vaincus de différentes façons. Soit on les repeint pour en faire nos alliés, soit on les dilue et on les regarde se liquéfier de façon assez amusante.

Niveau son, c'est plutôt cool. Mickey fait ses petits cris habituels (mais il se contentera de ça, car il s'agit du vieux Mickey, celui qui parle pas, et non le monstre de la Maison de Mickey) et les musiques sont dans un pur esprit « magie de Disney ». J'aurais aimé avoir des reprises des musiques connues de la firme, mais ce qu'on a n'est pas mal pour autant. Et un truc amusant : si on est un gentil petit garçon, la musique sera gentillette et dynamique, tandis que si on est un homme, un vrai qui profite de la vie, qui détruit tout et qui s'en fiche des autres, la musique deviendra plus sombre et effrayante.

Ce que j'ai le plus apprécié dans les niveaux est leur richesse, même si on a eu des niveaux courts (une quarantaine de niveaux sont prévus, certains seront longs, d'autres moins), c'est toujours agréable d'explorer des lieux mythiques de l'univers Disney, surtout s'ils sont remplis de bonus cachés. Ça peut être des salles secrètes menant à des coffres ou autres classiques du jeu de plates-formes, ou même des références à certains films d'animation. Par exemple, en observant les vitraux du château du docteur fou, on a pu admirer des représentations de certains méchants connus, tandis qu'en observant des statues d'animaux dans un coin, on a pu remarquer que l'une d'elle était à l'effigie de la Bête, venant de La Belle et la Bête. Du pur bonheur pour un fan quoi.

On a peu d'informations sur le scénario, mais il devrait être assez développé. Mickey a fichu en l'air le monde créé par le magicien de Fantasia pour accueillir les personnages oubliés et des années plus tard, Mickey s'y fait aspirer et y croisera Oswald, le premier personnage de Walt Disney dont les droits ont été rachetés récemment (jusque là, Oswald appartenait à Universal, raison pour laquelle Walt a du créer un nouveau personnage, à savoir notre souris) qui visiblement semble avoir pris peur en voyant la star mondiale. Rien de plus pour le moment, on découvrira tout ça pendant l’aventure.

Pour conclure, je dirais que si on est fan de Disney ou de plates-formes, Epic Mickey n'est à ne manquer sous aucun prétexte. Les autres ne manqueront rien. Mais je pense que le point fort numéro un du jeu vient du fait qu'il s'agira d'une œuvre presque collector pour les fans de Disney puisqu'on y trouvera plusieurs personnages issus de concepts-arts non utilisés par Walt Disney, notamment le gremlin qui sert de Navi/Jiminy Cricket qui n'est jamais apparu dans un cartoon alors qu'il est de Walt Disney lui-même. Dans les vidéo de l'E3, on a pu voir Monsieur Mouche avec des vêtements venant directement des dessins préparatoires, et rien que ça, ça vaut quand même le coup d'œil. Et puis un bon jeu vidéo Disney, ça faisait longtemps qu'on en a pas eu, non ? Surtout que celui-là semble avoir été développé avec amour.

L'avis de Fire Rafou

Au moment où l'on a vu les premières images de Epic Mickey, j'ai commencé à l'appeler par un qualificatif inventé par sknot et qui m'a fait rire.

Vous mangez bien des céréales le matin ? N'avez vous jamais essayé de jouer aux jeux PC offerts dans vos paquets ? Que se soient des démos ou des jeux entiers ils sont pas très beaux, sans intérêt, sans originalité, un petit jeu tout pourri. C'est ça qu'on appelle un jeu chocapic et pour moi, Epic Mickey en est un. Un jeu de plates-formes comme il en existe des milliards adaptés de séries animées pour gosses.

Je suis donc parti avec un gros apriori, contrairement à Sia, que j'ai plus ou moins confirmé durant l'heure de test du jeu.

En attendant mon tour pour jouer, je regarde toujours les écrans pour voir si le jeu à l'air sympa « in game ». C'est comme ça que j'ai remarqué la première chose qui m'a fait peur : le double saut.
Pour moi le double saut dans un jeu de plates-formes est rédhibitoire. Un double saut, ça veut dire « mon personnage n'est pas très précis, donc je te permet de te rattraper si jamais tu foires ». Ca n'a pas loupé, et Mickey est loin d'être précis dans ses déplacements. Sa manière de marcher est grossière et il n'est pas aussi fluide que le plombier. Un défaut assez important pour un jeu de plates-formes, à mon goût et qui vous agacera plus d'une fois.

Ensuite le pinceau. L'idée est sympa. L'outil qui vous permet de peindre ou diluer votre environnement peut offrir des mécaniques de gameplay originales. Sur les deux niveaux 3D que j'ai traversés, c'était toujours les deux mêmes qui revenaient : peindre un pont ou diluer des rochers qui bloquent le passage. J'espère qu'il y a d'autres interactions sinon vous aurez vite fait le tour. La Wiimote qui sert de viseur, pas très précis, est encore une fois dispensable. Un système à la Mario Sunshine aurait donné la même chose et les mêmes possibilités.
Pour le reste Sia a fait le tour, inutile d'y revenir.

Parlons maintenant des niveaux. Ceux en 2D ont l'air de susciter l'intérêt. Moi je n'en ai pas vu. Sur les deux que j'ai pu essayer, le premier se finit en 20 secondes chrono, sans aucun ennemi. Le deuxième est à peu près pareil, mais plus long et avec des ennemis qu'on ne peut pas tuer. C'est frustrant. Je me souviens du premier niveau du Mickey Mania de mon enfance, le bateau de Steamboat Willie était mille fois plus riche en éléments qui étaient très fidèles au cartoon.
Les niveaux 3D eux sont assez bizarres car la sortie peut être débloquée en une minute. A vous de voir si vous souhaitez partir vite ou fouiller les alentours pour trouver des bonus. Mis à part les décors, les niveaux ne sont, dans ce qu'on a pu voir, pas très riches.

J'ai eu l'occasion de demander au producteur du jeu pourquoi le style steampunk n'était pas présent. La réponse allait de soi, puisque la Wii ne peut pas afficher un style pareil pour des niveaux 3D. Du coup, on se retrouve avec un style un peu bâtard entre cartoon et glauque qui ne me plait pas du tout. J'aurais préféré un truc plus coloré, des jeux gris on en bouffe suffisamment ces temps-ci.

Inutile de vous faire un dessin, cette heure de jeu sur Epic Mickey sera certainement la première et la dernière pour moi. A part le travail sur le scénario, tout me fait penser à un jeu de plates-formes basique à des années lumières de la qualité d'un Mario. Je n'ai pas tellement envie de payer 50€ pour un jeu auquel j'ai joué des dizaines de fois auparavant et qui m'énervera pour ses imprécisions. Si le héros n'était pas Mickey mais Martin la taupe, je pense que personne n'aurait été intéressé.

Un jeu chocapic avec du budget, voilà. Dommage, ça aurait pu être tellement mieux.

Le bonus de Frostis Advance

Nan mais oh ! En tant que fan de Disney, et plus particulièrement de Fantasia, je ne peux pas laisser cet article sans la magnifique vidéo d'introduction du jeu. C'est cadeau !

Sia et Fire Rafou

Test Yoshi’s New Island sur Nintendo 3DS
Test Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Wii U
Test Nes Remis sur eShop Wii U
Test Assassin’s Creed IV Black Flag sur Wii U
Partenaires :
- Advance Wars Experience - All Soluces - All-Nintendo - GamerObs - Next Nintendo - Nintendo Wii - Wiiz - WireJess -