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Je vous l'avais dit que je ressemblais pas à mon Mii
Thomas/Yoshi, qui affirme sa personnalité



Fire Emblem : Fuin no Tsurugi

Dans le genre « chefs d’œuvres qui n’ont jamais quitté le Japon », la série des Fire Emblem est bien placée. Même si à partir du septième épisode, nous avons enfin pu en voir dans les magasins occidentaux, le mal n’a pas été réparé pour autant, car certains des meilleurs épisodes sont toujours inédits en France. Ici je vous parlerai du sixième intitulé « Fuuin no Tsurugi » que l’on traduit par « l’épée des sceaux » ou « Sword of Seals » car ça fait trop cool de le dire en anglais. Comme je ne comprends pas le japonais, les images illustrant cette review ont été prises sur une traduction amateur.

Rédigé par Sia
17/01/2011

Histoire

L’histoire du jeu se déroule environ une vingtaine d’années après les évènements du septième opus (oui le 6 est la suite du 7). Pour rappel, ce jeu qui était le premier Fire Emblem à sortir de l’archipel japonais sous le nom simple de « Fire Emblem » sans sous-titre en Europe, et « Blazing Sword » en Amérique, se déroulait sur le continent d’Elibe et mettait en scène trois héros : Lyn, Eliwood et Hector.
Cette fois-ci le héros est Roy, le fils d’Eliwood, un jeune garçon poli, gentil, beau, sérieux, héroïque, efféminé, sage, maniant bien l’épée et portant une cape, bref un parfait fils à papa, comme la plupart des lords de Fire Emblem. On aime ou on aime pas, moi j’aime bien, la seule chose que je trouve dommage c’est que Roy soit affreusement jeune, il doit sûrement s’agir du lord le plus jeune jamais vu dans un Fire Emblem. Enfin on peut considérer que c’est pour « l’originalité» du personnage, mais de toute façon je reviendrai sur ce sujet plus tard dans le test.


Les débutants peuvent apprendre les bases de Fire Emblem via un tutorial.

Voici le scénario : Il y a des siècles, les hommes et les dragons vivaient en harmonie ensembles, mais les hommes débutèrent un jour une invasion. Ce fût le début d’une grande guerre nommée « Le Purgatoire ». La guerre se termina finalement par la victoire des hommes et les dragons furent bannis… Par la suite, les hommes peuplèrent Elibe et s’y développèrent. Deux grandes nations dominent actuellement le continent : le Royaume d’Eltruria à l’Ouest, qui possède le plus haut niveau de civilisation, et le Royaume de Biran, avec une grande armée et son attitude pragmatique envers la vie, à l’Est. Entre les deux, on trouve les nations moins importantes : la fédération de Lycia qui est divisée en plusieurs territoires chacun sous le contrôle d’un noble, Sacae, la terre des clans nomades, et Illia, une nation enneigée où la vie est dure et ses mercenaires ont une grande réputation.
Tout allait bien à Elibe, à part quelques différents occasionnels, la paix a toujours perduré. Mais comme vous vous en doutiez, ça ne sera pas définitif : le roi Zephiel de Biran entama une invasion du continent. Celui-ci est aidé d’une mystérieuse prêtresse et parle de « libérer le monde ». Ses forces conquirent Sacae et Ilia, en massacrant tous ceux qui s’opposaient à eux. Maintenant c’est au tour de la fédération de Lycia…
Une coalition fut montée à Lycia pour lutter contre l’envahisseur, avec à sa tête, Hector, le marquis d’Ositia, le plus grand territoire de Lycia. Le marquis du territoire de Pherae, Eliwood, souffrant de maladie, c’est son jeune fils, Roy, qui fût envoyé prendre les armes pour rejoindre Hector. Cependant les choses ne seront pas aussi simples, et les évènements prendront une tournure beaucoup plus tragique que Roy ne l’avait imaginé…


L’hôpital qui se fout de la charité…

Ce jeu étant la suite de Fire Emblem 7, on en retrouve donc l’univers et les descendants de ses personnages. En plus de Roy, l’enfant d’Eliwood et d’une femme que vous aurez choisi dans l’opus précédant, (ou plutôt le suivant, enfin vous m’avez compris), vous pourrez jouer avec Lilina, la fille d’Hector et amie d’enfance de Roy, Klein et Clarine, les enfants de Pent et Louise, Fir la fille de Bartre, Lugh et Ray, les jumeaux mis au monde par Nino (d’ailleurs le fait qu’on apprenne qu’ils vivaient dans un orphelinat, quand on y pense c’est tragique pour leur mère) et d’autres que vous découvrirez vous-même. Il faut également noter que certains personnages du 7 apparaîtront, il n’y a pas que Eliwood, Hector et Zephiel qui feront un grand retour (même si c’est leur première apparition dans un jeu, dans la chronologie du scénario, voilà…), et vous pourrez même en jouer certains !
Ce qui est marrant c’est de constater à quel point pour certains, les enfants sont le portrait craché physiquement et mentalement de l’un de leurs parents (c’est le cas de Roy et Lugh), alors que pour d’autres, ça sera carrément moins flagrant voir pas du tout (en gros à part la couleur des cheveux, il n’y aucun héritage des parents). Il vaut donc mieux avoir fait Blazing Sword (j’utilise le nom américain comme ça on comprendra mieux que si je dis juste « Fire Emblem ») si on veut en profiter à fond, même si dans la mesure où ce jeu a été fait avant, il est évidemment possible de l’apprécier indépendamment, mais je pense que, si vous avez un pré-attachement pour l’univers du jeu, vous serez plus en mesure d’être touchés par certaines tournures du scénario qu’en voyant un continent en crise et des personnages s’effondrer au moment où on les découvre.


Ne vous moquez pas de moi, mais j’ai été ému par ce passage.

L’histoire est vraiment intéressante, moi j’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre, et certains passages m’ont beaucoup touché. Fire Emblem oblige, la majorité des personnages principaux que l’on croise sont bourrés de charisme, que ce soit au niveau des protagonistes ou des antagonistes qui ont eux aussi leurs motivations (honnêtement je crois pouvoir dire que Zephiel est l’un des meilleurs méchants que je n’ai jamais vu dans un jeu vidéo, si ce n’est le meilleur). Chaque personne a ses objectifs et sa personnalité, vous trouverez rapidement vos chouchous. Une chose qui m’a marqué, c’est le fait qu’à plusieurs reprises, Roy, ou même Lilina, s’attireront des remarques désagréables car ils sont nobles et que les pauvres roturiers passent leur temps à subir les conséquences de leurs caprices (mais évidemment les héros eux « ne sont pas comme ça », sauf qu’ils auront à le prouver).
Si on peut se plaindre du fait qu’une fois qu’un personnage a rejoint vos rangs, il ne parlera souvent plus pendant toute la durée du scénario principal et se contentera de se battre, laissant les négociations à Roy, il est possible d’en faire discuter entre eux selon les compatibilités. On appelle ça les « dialogues de soutien », ils consistent à placer deux unités compatibles côte à côté pendant un nombre de tours dépendant des personnages, histoire que la commande de soutien apparaissent et qu’ils puissent taper la causette, ce qui augmentera leur rang de soutien (de C à A, sachant que vous ne pourrez obtenir que cinq dialogues par personnages, vous pourrez par exemple avoir Roy qui a un soutien de niveau, Marcus avec Lilina et B avec Wolt, ou alors B avec Sue, B avec Sophia et C avec Cecilia, si vous voulez qu’il joue son triple-jeu). Sachez que la fille avec qui Roy aura un soutien de rang A deviendra son épouse à la fin du jeu (bien que le scénario incite clairement un joueur sensible à le caser avec Lilina, surtout qu’on peut rapidement obtenir leurs dialogues sans avoir besoin de les faire passer quinze-mille tours l’un à coté de l’autre et que l’on peut obtenir une scène supplémentaire à la fin du jeu si le couple est formé). Ces dialogues permettent également d’en apprendre plus sur la personnalité et l’histoire de vos unités. Vous pourrez par exemple découvrir la troubadour Clarine exprimer son admiration envers son grand frère Klein, la danseuse Lalum draguer Roy, ou Lilina montrer son obsession pour celui-ci, Cath et Chad discuter entre voleurs, Ellen s’inquiéter de voir un enfant comme Lugh combattre, etc. Ces dialogues sont parfois émouvant parfois humoristiques, parfois (mais rarement) gonflants, le seul ennui, c’est qu’en une seule partie, on ne pourra pas forcément tous les voir, ça c’est dommage, mais bon, moi-même, je suis un vil pécheur, j’ai tendance à regarder ceux que je ne fais pas dans le jeu sur internet…

Gameplay

Le gameplay reprend la plupart des meilleurs éléments des précédents Fire Emblem mais pas tous, histoire que chacun garde ses spécificités. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, il s’agit d’un tactical-RPG, le jeu est découpé en chapitre (environ une trentaine en comptant ceux à débloquer). Vous dirigerez une armée que vous déplacez sur des cases, unité par unité, au tour par tour, dans l’ordre : votre armée, l’armée adverse, puis les non affiliés. Lors d’un tour vous avez la possibilité de déplacer chacune de vos unités, la faire attaquer/soigner/danser, secourir une unité alliée (en gros elle la portera, ce qui évitera à une unité blessée de risquer de se faire attaquer), utiliser un objet, échanger un objet avec un allié, ou alors ne rien faire.


Ce qui est bien c’est que la magie passe à travers les armures.

Le but est de vaincre le boss du chapitre qui siège sur un trône, puis d’emmener le chef de votre armée prendre ce même trône. Pour cela, il faut supprimer le plus d’opposants si possible (voir tous, comme ça vos personnages pourront prendre plus de points d’expériences, car comme dans n’importe quel RPG, les personnages de Fire Emblem gagnent des points d’expérience qui leur permettent de monter de niveau et de devenir plus balèzes), et pour obtenir la victoire, il faudra user de stratégie. Lorsque vous attaquez un ennemi, vous lui faites baisser sa barre de vie (vous avez le droit de mal prendre la façon dont je vous parle comme si vous aviez jamais joué à un jeu vidéo de votre vie) et quand il n’a plus aucun point de vie, il est « mourût », sachant que quand un personnage est attaqué, il riposte automatiquement après.


En bleu vos unités, en rouge les ennemis et en vert les figurants.

Les non-habitués doivent être mis au courant de la règle de base de la série : une unité morte ne peut être ramenée à la vie. En gros si un de vos personnages meurt, il est définitivement mort, vous ne pourrez plus jamais l’utiliser. Quand vous êtes sur le point de finir un chapitre, et qu’un personnage moche et inutile que vous n’aimiez pas particulièrement est sur le point de mourir, ce n’est pas grave. Mais lorsque votre personnage préféré, que vous avez passé du temps à entraîner et qui était la meilleure unité de l’armée, vient à trépasser, vous serez obligé de recommencer le chapitre si vous ne voulez pas laisser les choses ainsi, et ça peut être assez frustrant qu’après avoir passé une heure sur un chapitre, on doive le refaire en entier à cause d’une étourderie… A noter que si Roy meurt, c’est le game over pur et simple, vous devrez obligatoirement refaire le chapitre, pas de « tant pis, je n’aimais pas sa gueule, on le laisse mort ».
Les unités sont réparties par classes. Votre chef, Roy, est un Lord, se bat avec épées, capes et classe (comme je l’ai dit au début du test, c’est vraiment les signes distinctifs du Lord de base). Parmi les différentes classes, on peut citer les cavaliers, pouvant maitriser plusieurs types d’armes de corps à corps et ayant une grande mobilité, les chevaliers avec leur grosse armure bien résistante mais qui avancent très lentement, les archers qui ne peuvent attaquer qu’à distance (ce qui est un avantage quand on attaque si l’ennemi est équipé d’une arme de corps à corps, l’empêchant de répliquer, et un désavantage quand l’adversaire vient attaquer l’archer de face, dans ce cas c’est lui qui ne peut rien faire), les mages qui peuvent attaquer aussi bien en combat rapproché qu’à distance, les troubadours qui soignent, etc.


Les cases en bleu sont celles où il est possible de se déplacer.
Les vertes sont celles qui indiquent la portée d’action.

Une fois le niveau 10 ou plus atteint, vous pouvez donner un objet de promotion à un personnage pour qu’il monte de classe. Ca lui permettra de booster ses compétences dans un premier temps, mais également de pouvoir utiliser certains types armes qu’il ne pouvait pas utiliser avant, par exemple un cavalier deviendra un paladin et pourra utiliser des haches alors qu’auparavant, il ne pouvait se battre qu’avec des épées et des lances. Les armes justement, parlons-en, il en existe plusieurs types : les épées, les lances, les haches, les arcs, les livres de magie, et les bâtons (ce ne sont pas vraiment des armes, vu qu’ils ne servent qu’à soigner).
Un point récurent dans la série est le triangle des armes : la hache est forte contre l’épée qui est forte contre la lance, de la même manière que la magie noire des shamans bat la magie anima (qui se sert des éléments) des mages qui bat la magie blanche des prêtres. Il faudra prendre en compte ceci avant d’attaquer un ennemi. Ou alors vous pouvez vous la jouer bourrin et juste envoyer votre personnage le plus fort pour buter tout le monde.


Ce jeune mage monte en classe pour devenir un sage et accessoirement un paratonnerre.

Graphismes

Les graphismes du jeu débordent de charme, même s’ils sont très simples. D’ailleurs, tous les Fire Emblem sur Game Boy Advance garderont ce style. Les dialogues du jeu sont illustrés par des portraits des personnages qu’on a placés devant un fond. Ceux-ci sont réalisés dans un style très soigné. Sur la carte, on a le droit à des mini-sprites, là où certains peuvent ne pas aimer, c’est qu’il n’existe que deux modèle de sprites par classe (et encore, certaines classes portant une armure trop importante pour que l’on puisse voir de l’extérieur à quoi ressemble la personne qui se cache derrière, comme les chevaliers, n’auront besoin que d’un seul modèle qui sera utilisé par les personnages peut importe leur sexe). Par exemple, tous les mages auront soit le modèle féminin soit le modèle masculin, sachant que vous ne combattrez à priori aucune femme mage. Du coup pour reconnaitre vos unités sur la carte, il faudra se fier à leur couleur. Pour résumé, c’est dans le même style qu’Advance Wars.


Cet archer a beau avoir une épée qui lui transperce la tête, il reste droit et fier !

Pour les combats, c’est pareil, un ou deux modèles par classe, mais il y a plus d’une couleur, donc ça va, on arrive quand même à reconnaitre les personnages. Et puis surtout, la colorisation peut être faite de manière intelligente, pour reprendre l’exemple du mage : les sprites féminins sont à la base faits pour Lilina, pourtant dans le septième épisode ce sera Nino qui les reprendra, dans la mesure où Nino a les cheveux courts et Lilina les cheveux longs, on colorie de façon à transformer la longue chevelure de Lilina en « longue capuche de magicien» et on n’y voit que du feu !


Les lunettes, c’est pour les poufs comme Bayonnetta.
Note de Frostis Advance : t'as aucun goût.

Dans les autres jeux sur Game Boy Advance, certaines « classes spéciales » comme les Lord avaient des apparences de sprites qui différaient selon le personnage, mais ici, vu qu’il n’y aura jamais plus d’un personnage d’une classe spéciale, pas besoin d’en mettre d’autres. De toute façon, ces classes ne réutiliseront pas leurs sprites pour les prochains épisodes (encore que ça aurait pu coller si Eliwood reprenait les sprites de Roy, surtout que leurs sprites se ressemblent beaucoup, mais tant qu’à faire, autant avoir de l’inédit).
Les animations sont également les mêmes selon les classes, et dépendent de l’arme utilisée (ou pas) et de si un coup critique est porté ou non. J’aime particulièrement les effets de certaines magies, mais bon, y a rien qui donne envie de s’extasier non plus, ce n’est pas du Golden Sun.


Là on dirait qu’il pare l’épée en l’attrapant avec sa main, ça fait classe.

Sinon le chara-design est globalement très réussi, la plupart des héros ont la classe, même si y en aura toujours dont on se demandera si les designers ne les ont pas volontairement ratés. Ce qui m’étonne c’est que le style des artworks est assez dégueulasse. Enfin je parle surtout des yeux. C’est dommage car les portraits dans le jeu sont très beaux, et on peut regretter que les artworks n’aient pas repris ce style, surtout qu’on en a besoin pour voir (autrement qu’avec les petits sprites des combats) à quoi ressemble un personnage en entier. Les ennemis eux, ça dépend. Les grands méchants sont très bien fichus avec un design digne de celui des héros, mais les petits boss de fin de chapitre eux sont presque tous très laids étant donné qu’on n’est pas censé s’attacher à eux et que plus ils sont affreux, plus ce sera agréable de les défoncer.


Ce personnage apparait pour la première fois en ennemi, pour qu’il se range de votre côté, il faudra le convaincre de votre honnêteté.

Ah oui, comme je l’ai dit au début : le nombre de gosses que l’on dirige dans ce jeu est assez déroutant. Une partie de l’armée n’a pas la vingtaine et même si ça fait sourire de voir son jeune mage de 14 ans mettre une raclée à un centenaire possédant une longue barbe blanche qui a dû passer sa vie à étudier la magie, ça perturbe quand même (mais bon, c’est qu’un petit détail, ça empêche pas de savourer le jeu). Par exemple, Roy n’a que 16 ans, et diriger une armée à 16 ans, c’est assez inhabituel, mais de toute façon on le fait remarquer dans le jeu, en plus du fait que ça soit justifié par le scénario, du coup ça reste cohérent. Ce qui est paradoxal, c’est que Eliwood a pris un sacré coup de vieux et semble avoir plus de cinquante ans, alors qu’il devrait avoir dix ans de moins, mais on va dire qu’il a mauvaise mine à cause de la maladie. Quand à Hector, il a une barbe de « vieux guerrier sage » ce qui ne correspond pas trop à sa personnalité, quand on sait qu’il est tout sauf sage.

Musiques et sons

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, tellement il y a peu à en dire. Au point où j’en suis dans le jeu, le nombre de musiques mémorables se comptent sur les doigts d’une main de lépreux. La bande son du jeu remplit bien son rôle : accompagner le jeu, et elle le fait très bien. Mais j’aurais aimé avoir plus que de l’accompagnement. Ce n’est pas le jeu qui vous donnera envie d’acheter l’ost, malheureusement. En gros : bien mais pas excellent. Il y a quand même des musiques qui sortent du lot : le thème principal de Fire Emblem est toujours aussi sublime, et ça, ça ne changera jamais. J’aime beaucoup la musique que l’on entend quand on a quasiment vidé une carte des opposants (qui sera reprise dans le prochain opus, ainsi que dans Super Smash Bros Brawl), la musique de recrutement (même si ce n’est pas la même que d’habitude), et puis surtout le thème du royaume de Biran, bien imposant comme il faut.


Le roi le Biran, dans toute sa splendeur.

Les bruitages sont ordinaires. On n’y fera pas consciemment attention, mais ça reste agréable d’entendre le bruit d’un coup critique. Les personnages manquent peut-être un peu de voix, mais à part ça, rien à redire. De toute façon, qui s’est déjà préoccupé des bruitages de ce jeu ?


Quand Zephiel frappe, on prie.

Durée de vie

Le jeu a une bonne durée de vie, même en trichant, on atteint presque une trentaine d’heures de jeu pour sa première partie. Si vous voudrez sûrement faire une petite pause après l’avoir fini une fois (c’est rare que l’on relance une partie d’un jeu cinq minutes après la fin de celui-ci), rien ne vous empêche de recommencer l’aventure une seconde fois, et plus encore. Si vous aimez le challenge/la douleur/la frime, vous pouvez tenter le mode difficile.
Par contre, dans la catégorie rallonge frustrante : si vous finissez le jeu sans obtenir toutes les armes légendaires que convoitent Roy et Biran, vous ne pourrez pas obtenir la vraie fin, et le jeu s’arrêtera sans que vous ayez pu atteindre les chapitres finaux. Pour les avoir, il faut faire toutes les missions bonus et pour les débloquer, vous devrez finir certaines missions en un nombre de tours limité, ainsi que préserver certains personnages. Du coup, si on a pas pris la peine de se renseigner sur les chapitres nécessitants d’êtres finis en un certain nombre de tour et les personnages ne devant pas mourir (si pour certains comme Lilina ou Douglas, ça parait évident, et de toute façon ils sont trop attachants pour qu’on les laisse mourir, certains personnages paraissent tellement secondaires qu’on s’est contenté de dire « tant pis » à leurs morts sans se douter qu’ils connaissaient l’emplacement d’une de ces armes), vous vous retrouverez à bêtement devoir recommencer le jeu à zéro pour en voir le bout, comme si la vingtaine d’heures passées à jouer n’avait servie à rien.


Les villageois sont souvent généreux et moches.

Enfin, j’exagère, on peut se contenter de la fin simple, mais c’est quand même énervant de se voir privé des chapitres finaux juste à cause d’une maladresse effectuée plusieurs chapitres auparavant (et évidemment, ça ne pardonne pas, si vous en avez loupé une seule arme, vous pouvez dire au revoir au boss de fin, mais pas de la façon dont on aimerait le faire).


Les armes légendaires sont impressionnantes, mais il vaut mieux les garder pour la fin si vous ne voulez pas les user trop tôt. Vous remarquerez que ce sont presque toujours les mêmes personnages qui apparaissent sur les images.

La solution ? Soit vous faites une première partie en sachant que vous ne verrez sûrement pas tout et que vous aurez à recommencer, soit vous utilisez une soluce vous indiquant où et comment débloquer ces armes. Il n’y a rien de mal à cela, si ça vous permet de mieux apprécier le jeu. De toute manière, vous ne pourrez certainement pas tout voir en une partie, si vous voulez voir tous les dialogues de soutien, entrainer correctement tous les personnages (mais moi honnêtement, j’irais pas refaire une partie où je fais exprès de ne jouer que les personnages que je ne joue jamais…), ou même débloquer les personnages cachés (qui n’étaient présents dans le scénario qu’en PNJ) pour les cartes bonus à débloquer après avoir fini le jeu (ne vous attendez pas non plus au Graal, ces cartes sont peu nombreuses). Et y a toujours un mode multi-joueurs, permettant d’affronter les unités d’un ami, mais faire combattre des unités hors d’une carte n’a pas grand-chose de passionnant, et puis, ce n’est pas comme si vous comptiez essayer ce mode pour une autre raison que de le « tester ».


Cette danseuse permet à un personnage de rejouer une seconde fois dans un tour, bien que rien ne le justifie scénaristiquement.

En bref...

HISTOIRE : 18/20
L’histoire est vraiment prenante. Je recommande tout de même d’avoir fait le septième épisode avant celui-ci, histoire d’avoir un pré-attachement pour le continent d’Elibe et ses personnages, ça aide à mieux se sentir impliqué dans les évènements. On éprouve facilement de l’affection vis-à-vis des personnages que l’on dirige, et c’est tellement agréable de se sentir être le dernier espoir d’un continent corrompu sans pour autant devoir « sauver le monde » comme dans n’importe quel RPG.

GAMEPLAY : 17/20
Je mets 17 uniquement parce qu’il ne s’agit pas de l’épisode le plus complet, mais ça reste du Fire Emblem donc on peut facilement lui mettre 18 si on ne le compare pas aux autres. C’est simple à comprendre, mais ça n’en reste pas moins riche. Le seul défaut est qu’on ne peut pas choisir de sauvegarder à chaque début de tour pour éviter de recommencer si jamais on a eu la mauvaise idée de vouloir entrainer une unité faible en fin de chapitre car « il ne reste plus qu’un ennemi » et que celui-ci a eu la bonne idée de répondre par un coup critique.

GRAPHISMES : 17/20
C’est simpliste, très simpliste, mais ça a tellement de charme. Et puis les portraits des personnages lors des dialogues sont très bien fichus. Le chara-design est, comme d’habitude dans Fire Emblem, excellent, à part quelques exceptions que j’ai déjà citées (et que de toute façon on remarque soi-même en jouant…).

MUSIQUES et SONS : 14/20
Il y a des musiques sympathiques, et elles rendent très bien en jeu, mais à part quelques unes, il n’y en a pas des masses que l’on va réécouter en dehors. Dommage.

DUREE DE VIE : 17/20
Je n’ai pas encore fini le jeu, mais je pense qu’il faut près d’une bonne trentaine d’heures pour en voir le bout. Comme tout bon jeu, on peut avoir envie d’y rejouer, cependant je trouve gonflé de cacher à ce point les moyens d’obtenir la vraie fin, histoire de forcer le joueur à recommencer et rallonger maladroitement la durée de vie. De cette façon, recommencer le jeu est plus une frustration qu’un plaisir, vu qu’on a juste en tête de réussir ce qu’on n’a pas réussi à faire la première fois, comme si cette première partie n’avait été qu’un gâchis.

Note Finale : 18/20
Un des meilleurs jeux de la Game Boy Advance, c’est dommage qu’il ne soit jamais sorti en occident, surtout que vu la popularité du personnage de Roy via son apparition dans Super Smash Bros Melee. Il aurait été judicieux de profiter du coup de pub, surtout que même au Japon, Roy était présent dans Melee avant tout pour faire vendre cet épisode, vu que ce jeu est sorti après Super Smash Bros Melee. Cependant, je pense qu’il aurait été légèrement censuré en Europe, étant donné qu’à certains moments, on peut trouver un personnage couvert de sang, ou encore un évêque corrompu, profitant de son statut de « représentant de Dieu » pour abuser des villageois car « s’opposer à lui est un sacrilège » (je me suis gêné…). Famille de France ou d’autres primates du même genre auraient bien sauté sur l’occasion pour démonter Nintendo, mais ça ne sera jamais le cas. C’est vraiment dommage vu que sa suite (enfin sa pré-quelle…) a pu voir la lumière du soleil français, et que même si les deux jeux sont indépendants, se contenter de l’un d’eux, c’est manquer une moitié de l’histoire. En attendant, si vous voulez un RPG tactique plein de personnalité, au gameplay et aux personnages prenants, ou même juste un excellent jeu, jouez à Fire Emblem, mais commencez par le septième opus, car vu la difficulté d’accès de celui-là, il vaut mieux être fan pour se lancer dans l’aventure.

Sia


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