NintenDomaine à la pointe de la technologie:



Y a vraiment que Fanboo pour sortir un demi-roman analytique sur le pseudo d'un mec.
Lost Spirit, qui commence à cerner le personnage

Banjo Tooie

Rédigé par MCy
5/08/2002

"Deux ans se sont écoulés..."

Et oui, Banjo Tooïe n'est en effet rien d'autre que la suite de Banjo Kazooïe, un jeu-référence de Rare qui connut un petit succès bien mérité...

Le premier épisode mettait donc en scène l'ours Banjo, personnage créé à l'origine uniquement pour être l'un des pilotes de "Diddy Kong Racing", accompagné de Kazooïe, un kinkajou espiègle.

Deux drôles de personnages complémentaires donc, pas très charismatiques : l'un paresseux et bonne poire, l'autre speed et effrontée... et pourtant fort sympathiques !! Ajoutez une affreuse sorcière lançant des rimes à deux balles, une taupe savante, des méchants de tout genre, 10 niveaux aux décors assez classiques (plage, forêt, glacier...), d'innombrables petites quêtes et vous obtenez l'univers coloré et ludique de Banjo Kazooie.


Banjo & Kazooie : Ca plane pour eux !

Les jeux vidéos c'est comme le cinéma : quand un jeu ou un film marche bien, on en sort bien souvent une suite, parfois moins bonne que le premier opus, mais destinée a vendre grâce au succès du premier.

On pourrait donc croire ici que je signe une critique négative en tout point de Banjo Kazooie et, plus sûrement, de Banjo Kazooie... 

Il n'en est rien !!

En effet, si tout laisse à penser que Banjo Tooie n'est qu'un clone de la recette Mario, il va falloir balayer quelques préjugés car si Banjo Kazooie était un excellent jeu, sa suite en est parfaitement digne !


Plongeons au cœur du jeu...

L'histoire est cependant sans grande originalité apparente: la sorcière Gruntilda, laminée par nos deux amis vingt quatre mois plus tôt est de retour, ranimée par ses deux sœurs (flûte, ce sont aussi des sorcières) venues à la rescousse dans une sorte de bulldozer style Shredder dans les Tortues Ninja... La pauvre sorcière autrefois si... on ne dira pas "grosse" mais "enveloppée", sans allusion aucune à un certain gaulois, n'a maintenant même plus de peau sur les os. La charmante triplette de lanceuses de sorts envisage alors une machine capable d'aspirer la vie d'autres être afin de rendre à miss Grunty sa belle peau de pêche... (verte !)

Entre temps, (petit détail) le pauvre Bottles se fera tuer suite à un sort néfaste de nos trois Charmed aux allures non moins hollywoodiennes...

Bref, Banjo et Kazooïe, en tant que héros du jeu (ils sont payés pour ça) se doivent de poursuivre les sorcières afin de les réduire en bouillie et ainsi venger la mémoire de leur ami (peut être même le ressusciter tient, on sait jamais !)

Un scénario somme toute pas très intéressant, prétexte à nous faire errer dans des mondes toujours aussi variés, à récupérer comme dans le premier 10 pièces de puzzle par monde afin d'ouvrir de nouveaux accès et ainsi de suite...


Une scène de l'intro du jeu :
Eux, ce sont les méchants ! (vous auriez jamais deviné...)

Aucune innovation ? Pas vraiment !

Si le principe de base reste le même (et d'un certain côté cela ne nous dépayse pas trop) beaucoup de changements et de nouveautés viennent se greffer à cet opus :

Premièrement, les notes de musiques ne vous serviront non pas à ouvrir des portes mais à apprendre des techniques de combat avec le frère de feu Bottles, une taupe militaire. En plus ces notes ne doivent pas se récupérer une a une comme dans BK, en refaisant le monde jusqu'a obtenir en une seule fois les 100 notes présentes (très agaçant ça !) mais par groupe de 5 notes ou 20 pour une clé de sol, et une fois prises, ouf, plus besoin de recommencer... bref, moins de prise de tête de ce côté là !


"Tu crois me faire peur, le Yeti?"

C'est alors qu'on peut entamer la longue liste des choses qui ont été étoffées, rajoutées, complexées... afin de créer un jeu très riche, encore plus que ne l'était BK !

Les oeufs tout d'abord. Non contente de pouvoir en lancer des bleus pâles sans pouvoir aucun, Kazooie va maintenant apprendre à jongler entre oeufs de feu, de glaces, mécaniques style grenades et même des oeufs faisant éclore des petites Kazooie mécaniques piégées, destinées à exploser l'arrière train par surprise d'ennemis belliqueux (niahaha...)

Sans compter les oeufs d'or ou les oeufs mines-de-proximité !

On se doutera bien que chaque oeuf, en plus de dégommer plus ou moins certains types d'ennemis serviront dans les énigmes diverses, par exemple un oeuf de feu tiré dans l'obscurité vous éclairera momentanément la voie, le boss Chilly Willy (une espèce de dragon de glace) y sera également très sensible... etc...


Pris la main dans le sac...

Les chaussures ensuite. On connaissait déjà celles qui accéléraient la course de Kazooie et les échasses pour traverser des marais infestés de piranhas... viennent donc s'y ajouter des bottes de "pied léger" permettant de sauter trrrrrrrès haut, et d'autres, les escala-griffes, permettant de grimper au mur (!)

Cependant, c'est côté attaque qu'il va falloir suivre... en effet, Banjo et Kazooïe peuvent à présent se séparer afin que vous ne dirigiez plus qu'un seul des deux à la fois. Au fur et à mesure de l'avancée dans le jeu, vous allez donc apprendre à couver avec Kazooie des oeufs de ptérodactyles, porter des objets dans le sac de Banjo quand Kazooïe n'y est plus, voire même devenir un pro de la course en sac...

Sans compter des attaques "bonus" lorsque le couple est réuni... par exemple celle assez marrante ou Banjo se sert de Kazooie comme d'une massue et, plus utile, celle qui la transforme en mitraillette à oeufs dans des phases de combat à la Goldeneye très intéressantes...


La nouvelle gueule de Joanna Dark ;o)
(nouvelles armes aussi)

Ces missions consistent donc en général à débarrasser une arène d'un max d'ennemis, ou bien de désamorcer des bâtons de dynamite par exemple... le plus intéressant dans tout ça, c'est que l'on peut y jouer en mode multiplayer (ô joie !) et donc fritter vos petits camarades en les gelant puis en les bombardant de grenades... ou bien les achever accessoirement à coup de becs... bref c'est assez fun, d'autant plus que pratiquement tous les mini jeux de BT, une fois débloqués en un joueur, permettent de s'y affronter jusqu' à 4 !

C'est donc une superbe nouveauté que nous apporte là BT par rapport à BK dans lequel il n'y avait pas de mode multiplayer.

Ce concept n'est pas sans rappeler le fameux Donkey Kong 64 de ce même Rare, où, à l'instar de BT, on peut rejouer à quelques jeux, revoir des cinématiques... un concept pratique et qui surtout transforme un jeu à l'origine solitaire en vraie partie de délires entre potes !

Car outre chasser la sorcière, avouez qu'une bataille de sous-marins, d'auto tamponneuses, d'abeilles... c'est bien plus amusant à quatre !

Un très bon point donc pour cette jolie initiative qui ne fait qu'augmenter l'intérêt du jeu et en augmenter la durée de vie !

Continuons dans la richesse du jeu et délectons nous encore de ces fameux mini jeux qui ponctuent la quête principale... voyage en soucoupe volante ou course de chariot dans une vieille mine, tout est fait pour varier les plaisirs : la difficulté n'est pas trop élevée mais on applaudit des deux mains la créativité et l'originalité de certains jeux !

Mention spéciale pour le quizz de la Tour où vous découvrirez une présentatrice encore plus cruelle que Laurence Boccolini... A vous de ne pas vous retrouver en maillon faible du jeu ;o)


Banjo a décidé de retrouver le Titanic.

Mis à part les chaussures, les notes, les pièces de puzzle et autres objets dont nous avons déjà parlé, on retrouvera entre autre de drôle d'alvéoles d'énergie qui peuvent à la façon d'une loterie rehausser vos point ou au contraire vous les descendre d'un coup, des pages de manuscrits à récolter pour obtenir des cheats (fort utiles), des familles de jinjos de toute les couleurs à ramasser pour reconstituer le Village des Jinjos (avec au milieu quelques "faux jinjos" : bestioles teigneuses vous attaquant avec un grognement hargneux dès que vous vous en approchez) et de charmantes petites bêbêtes roses nommées Glowbo qui vont nous permettre de faire la liaison avec un autre côté fort riche du jeu : les transformations !


"Est ce que cette machine est encore sous garantie ?"

Souvenez vous dans BK, le charmant chaman (ah ah) Mumbo pouvait, en échange de quelques gri-gri vous transformer en citrouille, morse, abeille ou termite (voire en machine à laver si cet imbécile s'emmêlait les formules !)

Ici le principe change quelque peu, car un nouveau personnage tente de faire de l'ombre à Mumbo : Humba Wumba, une indienne spécialisée dans les transformations en tout genre décidée à prouver que Mumbo n'est qu'un charlatan...

Charlatan ou pas, Mumbo ici ne vous servira donc plus à vous transformer, puisque cette tâche sera accomplie par Humba, mais vous pourrez en revanche le diriger pour aller transformer des objets dans un monde, faire apparaître d'autres choses... etc

Pour que la magie de l'un comme de l'autre fonctionne, un Glowbo est nécessaire à chaque fois, il vous faudra donc juger si vous voulez donner un glowbo à tel ou tel magicien en gardant bien a l'esprit qu'il vous faudra souvent jongler entre les deux ...

Par exemple, Mumbo permettra d'agrandir le tipi de Humba qui pourra alors vous transformer un un rugissant Tyrannosaurus rex !

En un mot, ces transformations non seulement servent de prétexte à de nouvelles énigmes et augmentent la complexité du jeu...


Mumbo Jumbo. (Oui, il a pas l'air très fut-fut comme ça...)

Rien que dès le premier monde vous pourrez diriger Banjo et Kazooie, Mumbo, une statue d'or (!) ou un Rocaillou (rien à voir avec un pokemon)...

Petite remarquez donc : Banjo Tooie est au moins deux fois plus complexe que Banjo Kazooie, car ce dernier tenait plus de la difficulté à ramasser toute les notes de musiques qu'à des énigmes diversifiées.


Pas fut-fut mais balèze !

Un univers de jeu particulièrement riche donc, où les mondes, du parc d'attractions maléfique au grandiose monde mi-glace mi-lave avec son coliséum en passant par une pyramide maya ou la cité engloutie de l'Atlantide sont toujours particulièrement grands, immenses même ! D'où l'utilité de socles de téléportations...

On s'arrêtera là pour l'univers général du jeu, il y aurait encore beaucoup à écrire pour les personnages par exemple, mais il n'est plus besoin de vous démontrer le côté passionnant du jeu, où les énigmes sont beaucoup moins basiques que dans le premier.

("Et comment qu'on l'ouvre la porte de l'usine hein ? grmbl... ah ! tient ! fallait y penser à ça, c'est tordu...")


Yeeeepee ! Maaaaya l'abeilleeee !!

On se penchera donc sur tout ce qui souligne encore l'intérêt du jeu : une bande son qui, sans être extraordinaire n'en est pas moins honnête et qui colle bien au jeu (certaines musiques se défendent d'ailleurs très très bien !), des dialogues toujours de forme écrite mais assez agréables (le vieux grimoire vous demandera "d'abouler les pages"... hm lol), une prise en main assez aisée, et, bien qu'il y ait énormément d'actions tout est assez précis et l'on apprend tout au fur et à mesure, bref pas de panique, tout est correct, bien pensé et pratique !

Normal me direz vous, Rare n'est pas réputé pour la qualité de ses jeux pour rien !

(on sourira au passage des clins d'œil éparpillés partout dans le jeu, comme un poster de la fille de Jet Force Gemini (toujours Rare !) dans la chambre du fils de Bottles ;o)


Ca va péter !!

En petit plus, pour les possesseurs de BK, vous devez vous souvenir des photos indices obtenues à la fin du jeu destinées à vous montrer des secrets relatifs à BT... On retrouvera en outre le Captain Blubber recyclé dans la vente de jet Ski et d'autres personnages bien connus des Banjo Kazooiens.

Dernier bon point : la possibilité (nouvelle !) de pouvoir passer certaines scènes cinématiques ou certains dialogues récurrents.


Ca c'est du boss tout mimi :o)

Côté défaut, que pourrait on signaler ? Des ennemis à l'intelligence limitée (qui en général vous courent après dès qu'ils vous aperçoivent tout en poussant un cri guttural, histoire de bien vous montrer qu'ils sont là), une difficulté loin d'être régulière avec certaines énigmes niveau maternelle et d'autres dignes d'Einstein (enfin presque), pareil pour les boss : celui de la pyramide est très dur alors que les suivants peuvent paraître niais à côté, la réapparition des ennemis automatique au bout d'un certain temps que je trouve particulièrement enquiquinante et euh... que Grunty ait cessé de parler en rimes ? ;o)


Petit Ty-rex deviendra grand...

Un jeu tout public donc, si vous avez aimé le premier vous adorerez Banjo Tooie, mais si vous êtes plutôt hémoglobine décalquée contre les murs, passez votre chemin, ici le fun ne vient pas du plaisir de tuer mais de celui de se creuser les méninges sans s'en rendre compte !

Bref, c'est frais, coloré, agréable, fun... un très bon jeu avec tout les ingrédients pour vous faire passer de bons moments devant votre 64. Une valeur sûre, l'une des dernière que la petite plate forme connut avant l'arrivée de la GC, a essayer absolument, en émulateur ou d'occasion !

NOTE FINALE : 18/20

MCy


Test Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Wii U
Test Nes Remis sur eShop Wii U
Test Assassin’s Creed IV Black Flag sur Wii U
Test de Batman Arkham Origins sur Wii U
Partenaires :
- Advance Wars Experience - All Soluces - All-Nintendo - GamerObs - Next Nintendo - Nintendo Wii - Wiiz - WireJess -