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Y a vraiment que Fanboo pour sortir un demi-roman analytique sur le pseudo d'un mec.
Lost Spirit, qui commence à cerner le personnage



Dragon Ball Z : La Légende Saien

Bandai a exploité le filon pendant les heures de gloire de la NES avec des jeux issus de Dragon Ball et Dragon Ball Z tous assez originaux. Un seul est sorti en Occident, mais les autres épisodes japonais allaient du simple RPG classique au jeu de combat où on prépare ses coups grâce à des codes-barre découpés et passés dans un appareil spécial... L'apogée du succès de Dragon Ball s'étalant de 1983 à 1996 (date à laquelle Akira Toriyama a écrit le mot "fin"), Bandai pouvait être sûr que sortir un deuxième épisode sur Super Nintendo serait forcément un bon coup ! Mais encore fallait-il améliorer ce qui a été fait pour le premier !

Rédigé par Akin
14/09/2004

MODE HISTOIRE

Comme dans son prédécesseur, Dragon Ball Z : La Légende Saïyenne possède un mode histoire. Cependant, ce n'est pas tout à fait l'histoire du manga... En effet, les personnages des deuxième et troisième parties sont issus d'un "OAV" (les épisodes inédits réalisés par la Toei), mais ils sont mis en scène dans une histoire autre que celle de l'épisode "Les Mercenaires de l'Espace". En plus, Bojak prend le nom de Kujila et Zangia devient Aki. Les autres pirates ont mystérieusement disparu. Et je ne parlerai même pas de l'attaque de Broly (qui est devenu Tara ^^) qui ne ressemble plus à rien... M'enfin je vais vous expliquer tout ça !

L'histoire du jeu commence juste avant le Cell-Games. Pour vous resituer, Cell est devenu parfait et a même battu Végéta et Trunks au plus haut niveau. Pour narguer la petite troupe et aussi pour se donner un but dans la vie, il a organisé le Cell-Games, un tournoi dont il est l'adversaire à abattre. Nos amis s'entraînent alors tranquillement. Notons que dans le manga, Sangoku ne s'entraîne pas une seconde et Sangohan le regarde dormir tout en paniquant à l'arrivée du jour J.

Quand le jeu commence, Cell explique son enjeu. vous pouvez ensuite choisir un personnage entre Sangohan, Trunks, Végéta et Piccolo. De ce personnage dépendront certains passages de l'histoire, mais le gros des combats sera le même. Bref, une fois votre personnage et votre niveau de difficulté choisis, vous arrivez à Tenkai, le palais de Dieu pour vous entraîner. Vous pouvez choisir votre adversaire. Le combat se déroule alors dans une petite forêt toute gentille. Une fois ce combat remporté, vous arrivez au Cell-Games, Là bas, Mister Satan (qui a pris le nom de Enfer ^^) tente de battre Cell mais se fait laminer la tronche comme à son habitude. Le combat s'engage alors entre vous et Cell.

Si vous perdez ce combat, Cell libèrera ses Mini-Cells et vous devrez en battre un. Après, vous devrez vous battre une fois de plus contre Cell. Là, vous êtes obligé de gagner. Donc vous gagnez, Cell s'énerve et se transforme en grosse bombe (à noter que dans le manga, il recrache le cyborg numéro 18 et reprend sa deuxième forme). Sangoku arrive alors in extremis et se téléporte avec Cell sur la petite planète de maître Kaïo. Tout explose, Sangoku et Kaïo meurent, mais pas Cell. Il revient alors sur Terre devant vous pour vous tuer. Si vous gagnez ce combat, vous passez au chapitre 2, sinon, c'est Sangohan qui se chargera d'éliminer le monstre avec un Kamehameha (j'aime bien la petite cinématique là, moi ^^).

Le chapitre 2 commence alors. Trunks revient du futur pendant que Sangohan mène une vie paisible chez sa mère, que Piccolo reste tranquillement aux côtés de Dende (qui s'appelle Dandy dans le jeu) et que Végéta continue à ne jamais être content. Le début de ce chapitre commence non pas en combats mais en recherche. Vous apprenez que des clones sont apparus et sèment la discorde un peu partout dans le monde. Vous partez alors à la recherche des Dragon Balls pour réparer les dégâts et vous tombez face à Aki (Zangia de son vrai nom, c'est la fille des mercenaires de l'Espace) qui vous explique un peu la situation. Vous enchaînez les combats contre des clones et tout ça. De vos victoires et défaites dépendent le troisième chapitre : si vous perdez contre les clones, vous accédez au chapitre "la tour" alors que si vous gagnez tout, vous accédez au chapitre "Saïyen Légendaire".

Dans le chapitre de La Tour, Kujila (Bojak en vrai, le chef des mercenaires de l'Espace) construit une tour pour pomper l'énergie des terriens. Il passe même à la télé pour expliquer tout ça. Il faut alors aller les buter tous. Passionnant, non ?

Dans le chapitre Saïyen Légendaire, c'est à peu près pareil sauf qu'il n'y a pas de tour ^^

Par la suite, si vous avez choisi le mode de difficulté Dur ou Super, vous aurez la fin du chapitre "Saïyen Légendaire" : après la défaite des "pirates" vous apprenez qu'une ville a été détruite, vous y allez et vous entendez quelqu'un hurler "Kakaruto". Or, Kakaruto, c'est le nom saïyen de Sangoku en japonais (Carot en français). Le méchant arrive, il s'agit de Broly, rebaptisé en Tara, qui cherche Sangoku (qui est mort), mais que vous tuez car telle est votre destinée ^^

Voilà. c'est un peu fouillis à dire comme ça, mais bon, voilà, quoi ! Pour le reste, il faut savoir que le mode histoire est rempli de fautes d'orthographe, de grammaire, de syntaxe... c'est une catastrophe ! Et je ne m'éterniserai pas sur les noms des personnages qui sont assez déformés. Et le pire de tout, c'est rien que le titre du jeu ! Moi je corrige la faute, mais le titre normal du jeu n'est pas "La Légende Saïyenne" mais "La Légende Saien" Aaaaaaaaaaaaaah !!! Quelle horreur !

GRAPHISMES

Ah ! Après cette impression plutôt mitigée sur le mode histoire, passons à ce qui constitue une grande partie du charme de ce jeu. Par rapport au premier épisode, les graphismes ont été refaits de A à Z. Les personnages ne sont pas mieux détaillés, mais les couleurs sont beaucoup mieux utilisées. Ils ressemblent ainsi un peu plus aux personnages de la série. Les décors, bien que toujours aussi répétitifs, sont beaucoup plus travaillés et enfin, l'animation prend un tournant décisif avec l'apport de la vitesse qui faisait tant défaut au premier épisode.

Pour les personnages, d'abord, on peut les séparer en deux parties. D'un côté le personnage que l'on manipule durant les combats. Ce personnage là est vu d'assez loin, on a parfois du mal à distinguer les traits de son visage, mais les variations de couleur permettent de les identifier assez facilement. Il y a eu un petit travail minutieux. On retrouve bien le même coup de patte, mais comme je le disais plus haut, tout se joue dans les couleurs bien mieux utilisées. Et pour profiter au maximum du charme de ces sprites, il faut régler les contrastes de votre télé, vous obtiendrez alors un résultat plus que satisfaisant. De l'autre côté, il y a les personnages tels qu'on les voit dans les "cinématiques" c'est à dire dans la narration ou la recherche du mode histoire, ou dans les petits dialogues en début de combat. Cette fois, les personnages sont beaucoup plus détaillés et ressemblent parfaitement à ce qu'on était en droit d'attendre. Bon travail de ce côté là, même si, bien évidemment, le tout est freiné par les limitations graphiques de la Super Nintendo.

Les décors, maintenant, ils se font de la même façon que dans le premier épisode, c'est à dire qu'il y a une petite partie qui est mise bout-à bout pour obtenir un arrière-plan très grand, continu, mais sans aucune variation. On retrouve donc ce "vide" mortel. Il n'y a aucun sprite, même pas une petite pâquerette sur le sol. En revanche, il y a parfois quelques petits éléments au premier plan. Autre nouveauté, les nuages, dans certains niveaux, ou la mer dans d'autres. Quelques originalités, donc, dans le level design. Le tout reste assez basique, mais on s'en contente très bien.

Et enfin, la vitesse, cette fois, vous avez trois niveaux de vitesse. Le niveau de base, c'est à dire celui que vous avez en ne connaissant aucune manipulation. c'est plutôt lent et ennuyeux, surtout quand on a goûté aux deux autres modes ^^ Le deuxième, c'est le mode turbo. Personnellement, c'est généralement comme ça que je joue, ça permet d'une part de ne pas s'ennuyer et d'autre part de ne pas en mettre trop plein la vue à vos adversaires qui ne connaissent pas forcément le jeu. Pis enfin, le super turbo, là ça fonce à toute vitesse, et c'est très excitant. J'expliquerai plus tard comment qu'on fait.

Autrement, comme dans le premier épisode, on retrouve cet écran scindé qui a fait l'originalité de cette petite série. Le jeu ne souffre d'aucun gros ralentissement. Il peut cependant y en avoir quelques uns. En revanche, de nombreux défauts ont été corrigés par rapport au premier épisode, mais je ne pourrai pas m'attarder à les décrire ici, mieux vaut les voir soi-même.

MUSIQUES et SONS

Je dois avouer que les musiques de ce jeu, sans être sensationnelles, m'ont beaucoup plu, à l'époque, et j'ai dû passer de nombreuses heures à faire défiler le Sound Test ^^ Certaines musiques sont un peu agaçantes, mais d'autres valent réellement le coup d'être entendues. C'est pas non plus du grand art, faut pas croire ! Mais vous vous attacherez facilement à certaines musiques, et il y en aura probablement certaines que vous mettrez plus souvent que d'autres dans le mode "combat" quand vous devrez choisir votre fond sonore. En tout cas, comparé au premier épisode, on notre une maîtrise carrément meilleure des capacités sonores de la console, et ça fait plaisir !

Au niveau des sons, par contre, ce sont les mêmes qu'avant, enfin grosso-modo. Pas d'énormes changements, si ce n'est qu'ils sont un tout petit peu moins criards. Ainsi, quand Piccolo lance un rayon avec ses yeux, vous n'avez plus l'impression que votre télé est en train d'exploser. Ca fait plaisir !

Et là où il y a eu un véritable progrès qui fait réellement plaisir, c'est dans les voix digitalisées ! Là, c'est vraiment génial ! Bon, elles sont moins nombreuses qu'avant, mais si vous vous souvenez bien, pour entendre toutes les voix dans le premier épisode, il fallait remplir certaines conditions. Cette fois, toutes les voix sont accessibles à tous les moments du jeu. Maintenant, on comprend à peu près ce que disent les personnages (même si c'est toujours du japonais) et il y a un petit effet d'écho qui donne réellement l'impression que les personnages sont en train de hurler à la mort quand ils lancent une attaque ou quand ils meurent. Du "Kamehamaha" de Sangoku, Sangohan et Cell qui ressemble enfin à quelque chose au "Makankosappo" de Piccolo qui sait se faire comprendre, chaque voix vous bercera. Personnellement, je choisissais les personnages non plus en fonction de mes préférences, mais en fonction de leur voix ^^ Cell était donc le personnage que je prenais le plus souvent (parce que j'adore sa voix en japonais ^^).

De beaux efforts de ce côté là qui donnent, cette fois encore, un attrait supplémentaire au jeu.

GAMEPLAY

Pas beaucoup d'innovations cette fois, en revanche, aussi je ne peux que vous renvoyer à la review du premier épisode pour en savoir plus si vous êtes vraiment intéressés. M'enfin en résumé, vous avez toujours le mode combat, qui vous permet d'affronter un adversaire humain ou artificiel (vous pouvez même regarder un combat entre deux ordinateurs) et le mode championnat qui permet de créer un petit tournoi sur l'aire du championnat des Arts Martiaux.

Pour ce qui est des rares ajouts, je ne peux pas commencer autrement qu'en mentionnant l'épreuve de force ! Quand l'un des joueurs effectue une attaque forte à distance (type Kamehameha, mazenko, big bang attack etc...), l'autre joueur a la possibilité de riposter. Il faut pour cela faire la manipulation la plus compliquée (à savoir : bas arrière avant A) quand votre personnage baisse sa garde. Ce deuxième personnage lancera alors une attaque forte, les deux vagues déferlantes se rencontreront et c'est le personnage qui aura appuyé le plus de fois sur A qui remportera l'épreuve de force. Le perdant se prendra son attaque en pleine poire. Il y a également de nouvelles techniques pour esquiver les attaques de son adversaire, ou plus simplement de nouvelles attaques à assimiler. Pour les apprendre, il suffit de mettre le jeu en pause (avec START) et d'appuyer sur SELECT pour arriver à l'écran d'entraînement (à faire pendant un combat, donc). Vous pourrez même faire apparaître votre personnage pour vous entraîner à réaliser les techniques.

Un autre petit changement dans le mode championnat, qui déplaira probablement aux plus novices : quand on se bat contre l'ordinateur, plus on avance dans le championnat, plus la difficulté est élevée. Et en finale, il est possible que vous ne parveniez pas à battre votre adversaire, spécialement s'il s'agit de Sangoku ou Tara qui sont carrément plus fort que les autres grâce à quelques attaques qui leurs sont propres et que l'ordinateur a tendance à utiliser sans s'arrêter en vous bloquant dans un coin de l'écran... Un vrai défi, cette finale !

Concernant la vitesse, vous pouvez donc la modifier, mais pour cela, il vous faut une manette branchée dans le deuxième port. Avant d'allumer la console, maintenez enfoncé L ou R pour avoir le mode "turbo" ou L et R pour obtenir le "Super turbo". Pour savoir si la manipulation est réussite, c'est simple : la musique change quand vous avez l'un des deux turbos. ensuite, pour savoir lequel, il suffit de regarder comment brille le titre du jeu une fois la petite introduction passée. C'est tout simple !

Il y a également une autre manipulation pour avoir une arène gigantesque et un autre présentateur dans le championnat. Il faut maintenir L, droite et A enfoncés sur la première manette avant d'allumer la console. Cependant, vous ne pourrez pas avoir de turbo avec cette manipulation là, dommage.

DURÉE de VIE

Ici, c'est assez difficile. D'un côté on a un mode histoire assez complet, mais qui possède malgré tout le défaut d'être assez chiant : il y a trop de dialogues inutiles... Après libre à vous de les apprécier ou non.

Ensuite, le mode combat est enfin devenu intéressant grâce à l'apport de la vitesse, et le championnat est d'autant plus palpitant qu'on peut également assister aux combats entre deux ordinateurs (ou non), chose qui n'était pas possible avant. Le jeu en devient alors tout de suite beaucoup plus intéressant. Et après, il y a "un petit truc qui fait que...". Personnellement, même si je possède ce jeu depuis plus de 10 ans, il m'arrive d'y jouer encore, car il me procure toujours autant de plaisir ! Dans le temps, la première chose que je faisais en rentrant du collège, c'était d'allumer la Super NES et de me faire un petit mode histoire en niveau le plus difficile, pour être sûr de ne pas perdre la main (en fait c'est parce que j'aimais bien la musique du générique de fin ^^).

En revanche, si vous aviez déjà passé de nombreuses heures à tenter, à comprendre et à maîtriser le premier épisode, ce deuxième risque de vous paraître un brin trop facile d'accès et pas très intéressant ! C'est en revanche pour les parties multijoueur qu'il est intéressant, même si, comme son ancêtre, il n'est pas à la portée de tous tant les manipulations sont compliquées.

EN BREF...

Une partie de mon enfance et je dirais toute mon adolescence se trouvent dans ce jeu... c'est donc très difficile pour moi d'être méchant, mais je vais quand même essayer d'être un peu relatif dans ma notation. Pour moi, ce jeu a participé avec Mario et Zelda aux heures de gloire de la Super NES.

HISTOIRE : 8/20
Prenant en compte les cinématiques chiantes, les fautes de français, les erreurs dans les noms et l'histoire tirée par les cheveux qu'ils nous ont pondu, je ne pense pas pouvoir mettre plus !

GRAPHISMES : 17/20
C'est tout de même beaucoup plus joli qu'avant, mais ça reste un brin superficiel, notamment avec les arrière-plans pas variés et les éléments de décors inexistants.

MUSIQUES et SONS : 18/20
Certaines musiques me montent encore à la tête (bien qu'actuellement ce soit celle de Harry Potter qui me hante en permanence, grumble ! John Williams si je te choppe...), les voix sont carrément mieux travaillées et restent, aujourd'hui encore, d'assez bonne qualité. Difficile de demander mieux à l'époque.

GAMEPLAY : 16/20
Toujours difficile à prendre en main quand on ne connaît pas, et même quand on connaît, on a parfois du mal, dans la foulée, à effectuer les mouvements que l'on souhaite. En revanche, l'arrivée des modes turbo sauve littéralement l'honneur du jeu.

DURÉE de VIE : 19/20
Pour moi c'est un titre dont on ne peut pas se lasser, mais je retire un point pour ce mode histoire assez navrant à la longue.

NOTE FINALE : 18/20
Comme je disais, ce jeu représente toute une époque pour moi ! Et il a trôné longtemps dans ma chambre, faisait fièrement parti des 3 jeux Super Nintendo que je n'ai jamais vendus (ou que je ne me suis jamais fait chourer ^^). Même au temps où Goldeneye et Mario Kart 64 décoraient ma Nintendo 64, il m'arrivait de rallumer ma vieille Super NES pour rejouer à ce jeu merveilleux avec mes cupaaaaiiiins !!
Si vous cherchez à vous reconstituer une ludothèque Super NES, je ne saurais vous conseiller mieux que ce jeu. Même Street Fighters ne lui arrive pas à la cheville, je pense. Bref, un indispensable pour tout fan de jeu de combat quelque peu original qui se respecte, et un véritable mythe pour les fans de Dragon Ball.

Akin


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