NintenDomaine à la pointe de la technologie:



Je veux bien devenir gay pour toi
Tomayo, qui sent qu'il va regretter d'avoir écrit cette phrase



Mickey Mania

Tout ce foin autour de Epic Mickey m'a rappelé un de mes vieux jeux de mon enfance avec la souris en short en personnage principal. Même si je ne l'ai jamais fini, je l'ai toujours aimé tant les niveaux étaient riches et fidèles aux cartoons qu'ils nous font revivre. Retour en 1994, à l'époque où des jeux sortant sur consoles Nintendo pouvaient être édités par Sony !

Rédigé par Fire Rafou
19/11/2010

Univers

A l'époque, les jeux de plates-formes n'avaient pas besoin de scénario pour se justifier. Alors mis à part la cut-scene d'une poignée de secondes au début du premier niveau, nous étions directement jetés dans l'aventure.
Dans Mickey Mania, notre animal remonte les époques du temps de ses premiers cartoons et s'en va les visiter pour arranger quelques problèmes. Le jeu se déroule sur six cartoons éparpillés sur 72 ans de carrière (à l'époque du jeu). Nous pouvons donc voir Steamboat Willie, The Mad Doctor, Moose Hunters, Lonesome Ghosts, Mickey and the Beanstalk et le The Prince and the Pauper sorti en 1990.

La raison du choix des cartoons m'est inconnue et, entre nous, je m'en fout pas mal. Ce qu'il y a d'intéressant en revanche, c'est l'incroyable richesse des niveaux. Le ton est donné dès le tout premier, où chaque scène du cartoon est représentée à l'écran et fait partie du niveau. La fumée des cheminées vous attaque, les notes de l'âne aussi, les oiseaux dans les cages et même l'ancêtre de Pat Hibulaire. C'est une des raisons pour lesquelles je me rappelle encore aujourd'hui de ce jeu, c'est un peu l'équivalent des adaptations d'Aladdin ou du Roi Loin qu'on a eu sur la même console.


C'est par là qu'ça s'passe.

Ce qu'il y a de dommage en revanche, c'est l'absence de Donald et Dingo qui sont pourtant présents dans certains des cartoons cités plus haut, comme Moose Hunters. Le seul personnage proche de Mickey qui apparaît est Plutot. Par contre, vous croiserez les versions de Mickey présentes dans ces dessins animés, comme le marin en noir et blanc et Steamboat Willie.

Graphismes

La 2D classique de Mickey Mania n'en est pas moins jolie, contrairement à d'autres jeux qui ont pris de l'âge. Bien sûr, on est très loin de ce qui se fait de mieux sur la Super Nintendo, comme Super Mario World 2 : Yoshi's Island.

Bien que, comme je l'ai dit plus haut, les niveaux soient assez riches, les décors de fond sont eux assez banals dans le style de ce qui se faisait beaucoup à l'époque. Beaucoup de nuages dans le ciel, des arbres unicolores ou des salles de manoir avec une déco bien symétrique. Je note aussi quelques effets de (fausse) 3D, comme les grues du premier niveau.


Faudra qu'on m'explique comment poussent les haricots magiques.

Le point fort de cette partie pour Mickey Mania, c'est l'animation. Mickey est loin d'être aussi figée dans ses actions que l'est le plombier dans Mario World, il gambade en hochant la tête et en balançant joyeusement les bras. Les ennemis sont eux aussi bien animés avec cette démarche lourde et rigolote typique des cartoons.
Par contre, certains ennemis clignotent pas mal, surtout quand vous leur balancez une bille, qui clignote déjà à cause de sa vitesse et sa décomposition.

Un dernier point à mentionner, c'est un petit manque de variété des niveaux. Sur les six niveaux du jeu, trois se déroulent dans un château et deux dans un contexte végétal. Mickey est forcément déjà passé en ville non ?

Gameplay

Comme la plupart des jeux de plates-formes Super Nintendo, le gameplay de Mickey Mania est ultra simple. Pas de sauts et combinaisons compliquées comme dans les Mario 3D, juste le strict minimum.

Mickey sait sauter, grande nouvelle, mais l'important est surtout de savoir comment, car la gravité du personnage peut complètement détruire un jeu de plates-formes.
Mickey saute comme la plupart des ses potes du métier, c'est à dire avec la jolie animation qui va avec. Généralement, pour la justifier le saut, le développeur veut laisser au joueur le temps de la voir. C'est pour ça qu'il va faire un saut un peu lent et flottant, un peu comme dans le premier Rayman. Par exemple, si le saut de Mario est si différent des autres, c'est parce qu'il se contente de lever un bras et une jambe. Aucune animation superflue.


La course du renne sur le cylindre.

Le problème de Mickey, c'est l'absence du bouton pour courir. Il est un peu lent quand il court et on aimerait qu'il saute parfois un peu plus haut en prenant de l'élan, comme le plombier (décidément).

Pour les attaques, Mickey Mania reprend le système du célèbre Castle of Illusion starring Mickey Mouse. En collectant des billes dans les niveaux vous pouvez les jeter sur les méchants, comme quand j'étais en primaire ! Elles partent droit devant vous et se cassent au premier obstacle, pas de ricochets et c'est bien dommage. C'est un bien grand mot pour les qualifier, mais Mickey Mania possède aussi quelques énigmes. Elles ne sont pas très intéressantes, vu que c'est un jeu pour gosses, et la plupart reposent sur un truc à pousser jusqu'à tel endroit.

Le gant de Mickey, présent en haut de l'écran, est sa vie. Quatre doigts pour les cinq cartouches de santé possible (une de perdue à chaque dommage) et le chiffre en dessous est le nombre de vies restantes avant le game over. Vous apprendrez très vite que les étoiles restaurent un doigt de vie, surtout parce que le deuxième niveau est le plus dur du jeu.


Steamboat Willie, comme dans le cartoon.

C'est tout pour Mickey, on repassera pour les gameplay intéressants bien que lui, il sait se baisser ! N'est-ce pas Mega Man ?

Musique et sons

Mickey Mania est un peu traître sur ce point là. La musique du premier niveau est sympa et entrainante, si bien que je me surprends même à fredonner en même temps, voire même une fois la console éteinte.

Ensuite, c'est le néant. Le deuxième niveau étant le château du Mad Doctor et ses musiques étant souvent d'ambiance inquiétante, on les oublie tout simplement. Pour les niveaux d'après je n'ai pas de souvenir de musique. Par contre je me souviens avoir allumé la radio (j'étais en bagnole et non, je ne conduisais pas) parce que je m'emmerdais un peu même si j'étais à fond dans le jeu.

Comment parler de musiques que l'on a même pas entendues ? En supposant. Grâce à ça, je peux dire que les musiques ne sont pas forcément au top de la Super Nintendo, le jeu étant aussi sorti sur MegaDrive, même si celles du premier niveau sont sympas.


Le château de Bowser.

Pour les bruitages, le point qui m'a un peu dérangé, c'est le manque de réactions de la part de Mickey. Lorsqu'il se prend un coup, il se contente de pousser un petit « oh oh » pas tellement significatif. Alors même s'il clignote, comme c'était le cas à l'époque, ça ne donne pas vraiment envie de faire plus attention à lui.
Le reste est banal, avec parfois de petits décalages entre l'image et le son.

Durée de vie

Voilà la partie finale qui fait assez mal à Mickey Mania. Le jeu est super court.

Six niveaux, même décomposés en deux ou trois, c'est quand même pas beaucoup et vous aurez fini le jeu en à peine deux heures.
C'est quand même malheureux que sur les centaines de dessins animés sur Mickey, seulement six aient été sélectionnés. Le jeu aurait pu être beaucoup plus long et d'autant plus riche, c'est vraiment dommage. Surtout que ceux-ci ont été plutôt mal choisis car, comme dit plus haut, la moitié des niveaux se déroulent dans des châteaux, alors qu'ils auraient pu nous mettre de la neige, des plages, etc. Mickey est même allé dans les pays arabes, c'est dire.


Le Mad Doctor s'entraine pour la sortie de l'école.

Dans les options du jeu, vous pouvez aussi changer la difficulté du jeu, ce qui ne le rend pas plus long, juste un peu plus chiant et même si le game over vous rattrape, vous reprenez votre partie au début du niveau. De plus, le jeu est tout ce qu'il y a de plus linéaire. Aucun embranchements ni quoi que ce soient d'autres. Il n'y a même pas de bonus à collecter.

C'est un peu la dèche quand même...

En bref...

HISTOIRE : 15/20
Ya pas Dingo ni Donald, mais les niveaux sont riches en éléments tirés directement des cartoons.

GAMEPLAY : 14/20
C'est on ne peut plus classique, mais efficace. Mickey Mania est le cliché des jeux de plates-formes de l'époque.

GRAPHISMES : 16/20
C'est joli, bien animé, mais malheureusement pas très varié.

MUSIQUES et SONS : 10/20
Celle du premier niveau (la deuxième partie pour être exact) vaut à elle seule dix points. Les autres je les ai pas entendues, alors ça, plus les problèmes de synchronisation...

DUREE DE VIE : 08/20
Six niveaux pour représenter l'illustre carrière de Mickey, c'est un peu léger.

Note Finale : 12/20
Merde alors, quelle tristesse de constater qu'après une analyse, l'un des jeux de mon enfance est en fait un pauvre petit jeu Chocapic. Bon ok, il est joli, mais aussi court, classique et peu varié, Mickey Mania est un parfait contre exemple pour ceux qui croient que les jeux à licences étaient mieux avant. Ce qu'il vaut aujourd'hui ? Sûrement beaucoup moins que ce qu'il pouvait être à nos yeux de gosses. Ressortez le pour y jouer une heure et une fois la nostalgie passée, rangez le dans votre étagère pour un an ou deux.

Fire Rafou


Test Yoshi’s New Island sur Nintendo 3DS
Test Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Wii U
Test Nes Remis sur eShop Wii U
Test Assassin’s Creed IV Black Flag sur Wii U
Partenaires :
- Advance Wars Experience - All Soluces - All-Nintendo - GamerObs - Next Nintendo - Nintendo Wii - Wiiz - WireJess -