Rédigé par sknot
18/10/2010
Je démarre donc la partie en choisissant l’une des 5 fillettes à ma disposition. Celle de droite n’est pas habillée en écolière et a un peu plus de seins que les autres alors c’est parti ! S’ensuit une petite animation où ma gamine crie d’une voix étouffée un truc en japonais que je ne suis pas en mesure de traduire. Les éléments scénaristiques ne seront donc pas abordés pleinement dans cet article et je m’en excuse.
Je m’engouffre alors dans le mystérieux Quartier Latin et découvre que ce jeu n’est autre qu’un beat ‘em all dans le plus pur style has been de l’époque. J’ai un moment craint me retrouver dans une simulation de drague, tout va bien.
Premier (et dernier) tour d’horizon de ce que j’ai à ma disposition : pas grand-chose. Après avoir essayé tous les boutons de la manette je peux affirmer que seuls deux d’entre eux fonctionnent. Mon héroïne a donc la capacité de sauter et celle de donner des coups de pied. Quelques essais de combinaisons me font vite comprendre que les coups de pied aériens vont se révéler totalement inutiles dans la mesure où je saute trop haut pour atteindre mes ennemis et où le coup s’arrête juste avant que je sois redescendu assez bas.
Je dégomme donc les ennemis successifs en restant les pieds sur terre tout en attendant un ennemi digne de moi. C’est alors que surgit une sorte de Lion-chèvre en combinaison bleue. C’est l’occasion de découvrir un nouveau coup dans mon panel de pouvoirs : en appuyant sur les deux boutons en même temps je fais une onde de choc qui dégomme tout ce qu'il y a autour de moi. Manque de bol, après l’avoir utilisé une dizaine de fois ça marche plus et je me fais buter. En fait chaque utilisation me fait perdre de la vie. Je reviens donc au martelage du bouton coup de pied pour le reste de l’aventure.
Un peu plus tard, je me retrouve face à un gros 4x4 en plein milieu de la route (à bien y réfléchir moi aussi !). J’ai pas trouvé le bouton pour mettre un PV alors j’utilise le même que d’habitude et je tape dessus. Ce remake de Street Fighter 2 m’aura au moins donné la satisfaction de réussir pour la première fois de ma vie à casser cette putain de bagnole.
Changement de décor : les niveaux sont apparemment divisés en deux zones chacun et là je me retrouve… bonne question. Après une série de combats identiques aux précédents et aux suivants, je défie un chat-garou qui fait office de boss. J’ai surtout retenu de ce combat que le nombre de continues est illimité.
C’est l’heure de faire les comptes : je m’en sors pas si mal ! J’apprends du coup que cheveux violets s’appelle Sailor Mars. Et je l’oublie aussitôt.
En me mettant en route pour Disneyland, j’espérais secrètement passer plus de temps à jouer cette fois-ci que dans le premier niveau. Fidèle au genre qui l’a engendré, Sailor Moon ne déroge malheureusement pas à la règle et on passe le plus clair de son temps à attendre que le magicien aux airs de Village People qui nous assaille se relève péniblement pour reprendre le combat.
Je croise alors en chemin l’unique attraction du parc, un Panda qui a l’air de transporter un cercueil sur son train. Je prends une photo souvenir comme ça je serai pas venu pour rien.
D’une façon ou d’une autre, je me retrouve dans une fabrique de gâteaux où je me fraye un chemin jusqu'à la cuisinière en chef à qui je vais donner, à défaut de cours de cuisine, des conseils en relooking. Après lui avoir un peu tapé dessus elle s’excuse et avoue que sa robe était assez moche.
Du coup je l’emmène chercher des fringues à prix d’usine à l’entrepôt Kiabi.
La nouveauté de ce niveau semble être la présence de tapis roulants au sol, qui peuvent me diriger dans 4 directions différentes. Je n’étais apparemment pas prêt à affronter un level design aussi surprenant puisque je me fais dégommer par une sorte de poupée aux cheveux verts… et je me rends compte que le nombre de crédits était finalement limité. Il semble donc que ce soit la « sin » des haricots comme me l’indique l’écran. Je m’en fous parce que la musique du premier niveau est cool alors je recommence en me donnant plus de vies dans les options.
Retour où j’en étais : cette fois-ci je joue la prudence et je campe dans mon coin en attendant que les ennemis arrivent. Je me retrouve alors sur un monte-charge infesté de lions-chèvres à qui j’apprends la vie.
Je fais enfin face au boss du niveau qui n’est autre qu’une de mes copines ! Un combat acharné de dix minutes s’ensuit parce que la garce passe son temps a sauter ; je sors finalement victorieux mais pas sans cicatrices de cette lutte fratricide.
C’est le moment de faire un bilan et comme je le pensais j’ai pas trop assuré, j’ai même été assez « moyene ».
Je me dirige alors vers le « millénaire d’argent » en me demandant vaguement ce que c’est censé vouloir dire.
Pour la première fois dans le jeu je vais enfin apercevoir cette fameuse lune dont je suis censé être le marin. La première partie du niveau se déroule de manière somme toute assez similaire à ce que j’ai pu voir avant : je me fais chier.
Tout à coup je me retrouve dans un paysage glacé et la nouveauté du niveau précédent est honteusement reprise puisque je me balade sur des tapis roulants de glace. Je pardonne les développeurs parce que du coup je peux m’arranger pour que les ennemis ne sortent pas de l’écran quand je les tabasse et qu'ils reviennent plus vite vers moi, ce qui diminue légèrement le temps d’attente entre deux combos identiques.
Après cette balade je me trouve un copain plus grand que moi et assez musclé, mais comme il est borgne je lui fais comprendre qu'il vaut mieux qu'on reste amis. Ca lui plaît pas alors je tape.
C’est l’heure d’en finir avec ces conneries : je fonce vers le royaume des ombres où m’attend un level design sans aucune originalité.
Impatient de comprendre la raison pour laquelle je me suis lancé dans cette croisade, je décide de passer à travers les interminables vagues d’ennemis pour arriver directement au boss. Malheureusement la lenteur du gameplay me ramène vite à la réalité et je fais comme d’habitude.
Je me retrouve alors dans une salle surveillée par une bonne femme qui m’a l’air d’être ma chef. Mes forces se décuplent et je m’arrange pour faire comprendre que, contrairement à l’été dernier où le fait de me voir le portable à la main pendant mes heures de boulot n’avait pas plu, j’ai bien l’intention de garder ce job.
Le boss ultime est un chevalier qui me fait plutôt craquer (il a deux yeux lui !) mais le devoir avant tout. De toute façon je suis une fillette pré-pubère donc mes hormones ne régulent pas encore mon activité sexuelle. Je tape.
Coup de théâtre : la sorcière se lève et me balance des éclairs à la gueule. Un peu dégoûté d’avoir laissé passer une occasion en or en croyant agir pour ma carrière, je mets un terme à ses ambitions quelles qu'elles soient (faut bien avouer que je sais toujours pas contre quoi je me bats).
Victoire ! Ca lui apprendra.
Je savoure alors ma consécration avec une cinématique assez obscure mais somme toute gratifiante. Il semble qu’un 6e niveau soit débloquable pour ceux qui auront réussi à comprendre ce que les scénaristes ont voulu dire, mais je ne vais malheureusement pas pouvoir confirmer cette rumeur. L’important dans l'histoire, c’est que « Tu connaîtras Monde ignoble » et surtout que « Noir est mort Merci ».
C’est plein d’interrogations que je quitte le jeu, en remerciant tout de même les traducteurs courageux qui se sont attelés a ce travail de titan. Un grand bravo à la pauvre « Hérèn » Chartier dont la valeur n’a apparemment pas été reconnue par ses collègues japonais...
Pour m’excuser de ces captures d’écran foireuses avec le curseur de ma souris en plein milieu, quelques infos supplémentaires sur votre nouvelle héroïne préférée. Y a pas son 06 mais de toute façon vous devriez attendre une bonne dizaine d’années avant d’avoir le droit de la toucher.
Sales tordus !
sknot