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Seiken Densetu 3

Seiken Densetu 3. Ou encore un bon jeu que les méchants japonais ont gardé rien que pour eux. Mais heureusement, grâce au miracle de l’émulation et au travail acharné des traducteurs, nous, pauvres occidentaux pouvons enfin le découvrir et en français qui plus est. Alors, entrez dans la légende.

Rédigé par Kagon
16/12/2004


Vous tombez sur...

HISTOIRE

En fait, il n’y pas une, mais 6 histoires à Seiken Densetu 3. Oui, 6 histoires, vous avez bien lu. D’abord, l’intro : à l’origine, la déesse Mana scella les 8 dieux destructeurs, à l’aide de l’épée Mana, dans les pierres Mana. Le monde put ainsi naître. La déesse Mana s’exila alors sur l’île Mana et se changea en arbre. Le temps a passé. Aujourd’hui, certaines personnes sont prêtes à tout pour les pouvoirs de l’épée Mana.

Là, une petite lumière s’allume dans votre esprit. Et oui, Seiken Densetu est effectivement Secret of Mana 2. Mais si son prédécesseur était excellent, quand est-il de celui-ci ?

Après cette réflexion vous arrivez sur l’écran titre et sélectionner nouveau jeu et vous tombez sur un écran de choix de personnages. Vous pouvez en choisir trois, mais l’histoire dépendra du premier, bien que les autres aient leur mots à dire.

    Kevin est le fils du Roi-Loup et d’une humaine. Il est donc à moitié homme-loup, une créature bipède d’une force stupéfiante. Délaissé par son père, il élève un gentil loup, Karl. Mais un jour, le mage noir Deathjester lance, sur les ordres du Roi-Loup, un sort pour transformer Karl en monstre. Kevin le bat en révélant son vrai pouvoir : il peut se transformer en surpuissant loup-garou la nuit. Mais cette découverte coûte la vie à son ami. Il décide de partir à la cité sacrée de Wendel pour tenter de le ressusciter.
Kevin est un bourrin, avec un max de PV. Il combat avec des gants. De jour, il est puissant, et de nuit, quasi-invincible. Mais il manque franchement de puissance et défense magique.

    Duran est un épéiste, fils de Loki l’un des chevaliers d’or qui vainquit l’empereur Dragon. Il coule une vie paisible chez sa tante, jusqu’au jour où un magicien du nom de Koren s’introduit dans le château en repérage pour l’armée d’Altena. Duran est impuissant contre lui, et décide de partir à Wendel augmenter sa force.
Duran est un personnage assez équilibré. Il combat à l’épée, est assez résistant et fort. Manque peut être un peu de vitesse. Moyen en magie.

    Hawk est un voleur émérite de la guilde des voleurs de Navarre. Un jour, Isabella "convainc" le roi de transformer Navarre en royaume et d’attaquer Rolante. Hawk tente de s’y opposer mais Isabella met un collier maudit à sa petite amie, la princesse : si l’une meurt, l’autre mourra aussi. Avec l’aide de Nikita, Hawk s’enfuit vers Wendel trouver des réponses.
Hawk est super rapide. Il frappe deux fois avec ses poignards. Mais il manque de force et de résistance.

    Lise est la reine des amazones et du Royaume du vent Rolante. Jusqu’au jour où les ninjas de Navarre s’introduisent par la ruse, s’emparent du château et de son petit frère Elliot. Lise jure de se venger de leur chef, Isabella, et de retrouver son frère. Et elle part vers Wendel (je crois que vous avez compris).
Lise combat à la lance et est le perso le plus équilibré du jeu, bonne aussi bien au combat qu’en magie. En plus, elle est classe (mais je préfère quand même Kevin).

    Angela est la fille de la reine de Raison (d’Altena, le royaume de la magie). Elle est cependant incapable d’utiliser la magie comme Koren. Un beau, jour, celui-ci devient surpuissant et la reine n’hésite pas à sacrifier Angela pour s’empare des pierres Mana. Elle s’échappe et part vers Wendel (incroyable n’est-ce pas ?).
Angela est la magicienne noire du jeu. Elle a la plus grande puissance magique du jeu et ne vaut pas grand-chose au corps à corps. Elle combat avec une canne.

    Carlie est une demi-elfe, la pire peste du jeu. Elle vit chez son grand-père, le prêtre de Wendel. Un jour, son meilleur ami, Heath, part en mission dans la forêt. Elle le suit et le voit se faire enlever par Deathjester. Et évidemment, elle a très envie de retourner à Wendel...
Carlie est la meilleure guérisseuse du jeu. Ce qui fait que malgré son caractère et sa nullité en combat, elle sera souvent utilisée. Elle combat au hochet... je veux dire au fléau.

Une fois arrivé dans la forêt aux lapins, en chemin vers Wendel, vous croisez la route d’une fée. Elle vous explique que Mana s’affaiblit et que vous devez récupérer les 8 esprits pour ouvrir le portail vers l’île et sauver le monde à l’aide de l’épée. Vous trouvez ensuite vos compagnons et le scénario est le même pour tout le monde sauf à quelques endroits, où vous verrez les grands méchants de vos persos. Néanmoins, le jeu est bourré d’anecdotes en fonction de vos équipes. Par exemple, si Hawk est dans votre équipe, Nikita sauvera Jessica, mais sinon, ce sera lui. Bref, un scénario sympa et accrocheur, mais pas si complexe que ça


La classe, non ?

GRAPHISMES

Première remarque : c’est beauuuuuuuuuuuuuuuuu ! Et puis, c’est même sublime. La vue est en 3D isométrique, et gère sans problèmes l’animation des persos, leurs mimiques, les ennemis sont tellement bien fait qu’on hésite presque à les tuer. Le jeu comprend un système jour/nuit avec un dégradé de couleurs et non un simple changement d’écran.

Les couleurs sont chatoyantes, les animations impecs. Il y a même un peu de mode 7, pixellisé d’accord, mais quand même par rapport aux capacités de la console, c’est énorme. Je suis sûr que les trois boulets du fond qui n’ont pas fait gaffe croient encore que je parle d’un jeu Game Boy Advance. Et non, il s’agit simplement de la SNES à son plus haut niveau Et il faut avouer que ça déménage, que ce soit les magies (matez un peu Ancien), les arrières plans dans certains lieux (vous voyez l’image du dessus ?), les ennemis ou les persos.

Les animations sont fluides, détaillées, les coups de poings se différencient des coups de poignards sans problèmes (rigolez pas, il existe des jeux où c’est un bazar pas possible). Franchement, ce jeu est un des meilleurs de la SNES côté graphismes. Il côtoie Tales of Phantasia, mais le style est trop différent pour comparer. Je n’ai rien à dire, je manque de superlatifs.


Le mode 7 avec ce bon vieux Flammy

MUSIQUES et SONS

Là aussi, c’est tout bon. Les musiques sont méga-top classes. Vous avez droit à différents thèmes, pour les différents lieux du jeu, la musique des boss, la musique nostalgique, la musique principale, reconnaissable à 20 mètres et qui donne à elle seule envie de jouer au jeu. Ce sont des musiques plutôt poétiques, pas vraiment rock, mais qui collent au jeu. Elles retranscrivent à merveille le merveilleux du jeu. C’est un style propre à la série. Même un accro à la Star Ac serait obligé de reconnaître leur beauté.

Au niveau bruitages, la totale avec le bruit des armes qui s’entrechoquent, mais aussi des divers comme la flûte, le tambour, ou le « ouhhhhh » de Kevin qui se transforme. Il va falloir que j’investisse dans un dictionnaire des synonymes de génial si je veux finir ce test.


Ancien, la plus belle, la plus longue et la plus forte magie du jeu !

GAMEPLAY

C’est là que commence les plus grandes différences avec Secret of Mana. D’abord le système des armes a disparu. Chaque perso a son type d’armes, et elles n’ont aucune fonction secondaire comme briser des murs. Vous vous contentez d’en acheter des meilleurs dans les armureries, avec de meilleures armures, casques et accessoires. Ensuite, il n’y a plus la barre avec les pourcents, et la charge de l’arme. A la place, on frappe avec A. Quand on frappe un ennemi, on charge une barre (verte au premier niveau d’évolution, puis jaune, puis rouge). Quand elle est chargée, on peut libérer un super coup, ce qui me permet d’enchaîner sur les évolutions :

Deux fois dans le jeu, il est possible de faire évoluer votre perso en deux évolutions possibles, soit 4 évolutions finales en tout. Quand vous évoluez, vos stats atteignent automatiquement les plafonds de l’évolution précédente et ceux-ci sont relevés. Vôtres barres de techniques augmentent de taille, débloquant ainsi un deuxième super coup, et vous apprenez de nouvelles magies. Le menu des magies et des objets s’ouvre avec X. Il s’agit du bon vieux menu tournant de Secret of Mana, très pratique. Vous passez des objets (limités à neuf de chaque) au magies avec haut et bas, vous changez de menu d’allié avec L/R, bref avec un peu d’habitude, on peut tout faire et vite. Y sert à ouvrir, hors-combat uniquement, le menu d’équipement, de la description des magies, des stats, de l’intelligence des alliés, bien plus joli, mais plus long à utiliser. L’IA est enfin bien faite (ils attaquent, ne se coincent presque plus sur les murs).

START ouvre, hors-combat, l’inventaire limité à 99 objets de chaque. Vous pouvez ainsi avoir de la réserve et rechargez le menu de combat. SELECT sert à changer le personnage contrôlé. Le seul problème, c’est que parfois les combats sont assez confus. Il suffit de 2 ou 3 ennemis un peu collant et d’un ou deux arbres et on se retrouve à bourriner à l’aveugle avec les ordis, on n’y voit plus rien avec les chiffres de dégâts qui ne cessent d’apparaître partout. Mais mis à part ce petit problème qui fait le charme du jeu, c’est tout bon. Le principe n’est pas très complexe, on avance, on arrive en ville, on discute, on va taper des monstres, on avance, on recule, on achète, on vend, on tape. Mais il n’existe pas d’ennuis, les ennemis changent, les persos évoluent, le jeu est toujours aussi mirifique. Et non, toujours pas de point faible, désolé pour les sadiques qui me lisent.


Le fameux menu tournant

DURÉE de VIE

Il fallait un défaut. Voilà, le jeu se finit en moins de 20 heures la première fois. Cela s’explique car il n’y a pas de quêtes secondaires, les risques de se perdre sont quasi-nuls. Mis à part quelques endroits délicats, comme l’île Bucca, où il sera nécessaire d’économiser précautionneusement vos guérisons, ou dans le choix de l’ordre des donjons à la fin du jeu, il n’y pas de monstres intuables, si vous avez une équipe équilibrée. En fait, le choix de l’équipe influe radicalement sur la difficulté, ainsi que les évolutions choisies. Vous allez morfler avec les magiciennes au début, mais à la fin, c’est le contraire. Mais vous recommencerez ce jeu, ne serait-ce que pour voir les autres évolutions, les autres équipes, les autres méchants. Bref, la durée de vie peut être multiplié par 5, voire par 10 tant le potentiel est fort !


La barre de techniques chargée à fond

EN BREF

Il vous faut encore un résumé ? Le test n’est pas assez clair ? Bon, pour les fainéants, voilà, voilà :

HISTOIRE : 15/20
Une histoire simple, mais charmante et rehaussée par les multiples personnages.

GRAPHISMES : 20/20
Je ne peux pas mettre en dessous, c’est vraiment magnifique.

MUSIQUES et SONS : 17/20
Lyriques, poétiques, belles, bref géniales musiques. Et le « ouhhhhhhh » de Kevin, je l’adore.

GAMEPLAY : 18/20
On regrettera la mêlée qui arrive parfois, sinon tout répond aux doigts (vous avez déjà vu un œil commander un jeu ?).

DURÉE de VIE : 16/20
Trop court, mais une extraordinaire capacité de "recommençeage" grâce à ses multiples équipes.

NOTE FINALE : 19/20
Ce jeu mérite de figurer dans vos hits au même titre que Chrono Trigger ou FF6. A télécharger d’urgence. Vous ne le lâcherez pas avant longtemps.

Kagon


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