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Que ceux qui n'aiment pas Metroid zappent ce post
(Saziuk, qui a trouvé un moyen efficace pour diffuser des messages secrets d'Al-Quaïda)



Super Mario Galaxy

Pour beaucoup, Super Mario Sunshine avait été l'objet de toutes les frustrations. Après « l'indétrônable » Super Mario 64, on était en droit de s'attendre à un jeu de la même qualité et ça n'avait pas vraiment été le cas. C'est pourquoi, pour ce nouvel épisode sur Wii, tous les regards se sont tournés vers Super Mario Galaxy avec les yeux éblouis d'espoirs mais aussi de craintes. Va t-on avoir le droit à un Super Mario 64 2 ou à un Super Mario Sunshine 2? 
Ou à quelque chose de tout nouveau, peut-être à une révolution?...

Rédigé par Micke, Akin et Frostis Advance
26/11/2007


Bwaaaaaa !

MARIO...

    Aaaaah !! Mario ! Mario a inventé le Scrolling horizontal, le scrolling vertival, le scrolling vertical, la plate-forme dans un univers 3D, la sensation de liberté dans un jeu vidéo, la musique dans un jeu vidéo, l'eau chaude, l'humour dans un jeu vidéo... Mario, il est parfait !

    Depuis Super Mario Bros premier du nom, sorti il y a 22 ans sur Famicom (la NES japonaise), le plombier moustachu, qui doit son nom à sa ressemblance frappante avec le propriétaire des anciens hangars de Nintendo of America à Seattle (Mario Segali), a parcouru beaucoup de domaines ! Il est dans un premier temps devenu la mascotte officielle de Nintendo, plus célèbre dans le monde que Mickey Mouse, puis est devenu, ces dernières années, une planche à billets. Mario Kart, Mario Paint, Mario is missing, Mario RPG, Mario Golf, Mario Tennis, Mario Baseball, Mario Basketball, Mario Football, Mario Femme de ménage... on ne compte plus le nombre de jeux issus de l'univers MArio pour délirer sur les règles officielles de nombreux sports... ou pour faire vendre des jeux qui n'auraient pas grand intérêt sans ça. Et on ne compte pas non plus le nombre d'apparitions de Mario en guest star dans des vieux jeux de boxe, de Tetris, de moto ou de je ne sais quoi encore. Et tout ça en excluant les BD, les dessins animés, les films et autres peluches horribles qui nous sont servies ici ou là.

    Mais si on retiendra de Mario son célèbre Royaume Champignon rempli de tuyaux et accompagné d'une musique historique, on ne peut remettre en doute la capacité qu'a eu son créateur, Shigeru Miyamoto, à le faire passer à la 3D en 1996 avec Super Mario 64. Un jeu qui jusqu'à aujourd'hui n'avait pas été égalé, ni par les aventures de Crash Bandicoot ni même par les ressemblances frappantes avec Banjo-Kazooie et Donkey Kong 64. Difficile de faire plus parfait que Super Mario 64. Super Mario Sunshine avait essayé de relever le défi en apportant diverses améliorations, tantôt au niveau visuel, tantôt dans l'utilisation de nouveaux objets. Mais rien n'y faisait, Super Mario 64 demeurait indétrônable.

    Nintendo a multiplié les efforts pour partir vers autre chose. Des RPG à la pelle pour essayer de diversifier la série. Nan, la plate-forme faisait son retour et l'ombre de Super Mario 64 n'était pas loin. On essaie alors de revenir aux bases, à la 2D pure et simple avec les remakes des anciens épisodes sur GameBoy Advance. Non, ça a goût de vieux. On renouvelle la chose avec un New Super Mario Bros sur Nintendo DS... non plus, c'est fade et moins rigolo. On mélange le tout dans Super Paper Mario en basculant entre 2D et 3D... le résultat est imparfait et Super Mario 64 sert sempiternellement de référence.

    Pendant que les fans fantasment sur un hypothétique "Mario 128" qui n'exista jamais, Miyamoto mit tout en oeuvre pour renouveler son concept et un jour, il eut l'illumination. Réunissant une toute nouvelle équipe, dégageant les vieux Takashi Tezuka et autres dinosaures de Nintendo qui l'encombraient, il créé Super Mario Galaxy.

    Super Mario Galaxy rivalise-t-il avec Super Mario 64 ? Est-ce le cadeau tout trouvé pour Noël 2007 ? Rah làlà, les images laissent rêveur, le concept donne envie, les echos incitent mais... si c'est pour avoir une déception à la hauteur de Super Mario Sunshine, est-ce nécessaire de se ruer là dessus ? Et que dira-t-on de l'esprit gamin qui se dégage du jeu rien qu'à en regarder la jaquette ?

    Je vous comprends, vous hésitez. Alors à nous de vous convaincre. Mais vous convaincre de quoi ? Il est bien ou pas ? Hahaha ! Il est ** ta gueule et place au test **


Et le réchauffement de la planète alors ?

HISTOIRE

    Muhahahahahahaha ! Une histoire dans Mario. Attention, quel suspense, que va-t-il se passer cette fois ci ? En quelques mots : Peach est conne, elle s’est encore faite capturer par Bowser >_<

    Tout débute lors de la fête des étoiles sur la place du château du Royaume Champignon. Tous les cents ans, une comète débarque et une pluie d’étoiles tombe. C’est joli, et les Toad du coin en profitent pour choper les fragments d’étoiles et les ramener au château, ou ils se transforment en super étoile. Les fragments hein, pas les Toad.

    Bref, tout cela aurait dû être la super teuf du siècle avec des Toad tout bourré et un Mario qui saute de travers. D’ailleurs, après avoir reçu l’invitation de sa keupine, la Princesse Peach, il avait de quoi sauter partout notre Mario. Après tout, ça aurait pu être LE soir ou il aurait pu enfin déclarer sa flamme…

    Mais c’était sans compter le gros Bowser, toujours amoureux de la princesse en rose. Il débarque donc en grande pompe avec ses lieutenants. Mais cette fois ci, pas question de galérer à choper la princesse dans le château. Nan, vu le matos qu’il a, des gros bateau tout droit sortis de Super Mario Bros 3, il décide carrément d’arracher le château et de l’amener dans une autre galaxie.

    Notre bon Mario, en grand sauveur de princesse idiote, décide donc d’aller porter secours encore une fois à sa keupine Peach. Mais après un coup sur la tête, il se réveille sur une planète étrange et rapidement connaissance d’une autre princesse, la princesse Harmonie. Elle dirige l’observatoire de la comète, et les Luma (des enfants étoiles), la considèrent comme une mère. Harmonie, qui ressemble bizarrement à Peach, offre donc un Luma un peu spécial à Mario, ce qui lui donne la possibilité de voyager dans les différentes galaxies, pour aller chercher Peach, vaincre Bowser et par la même occasion, récupérer les super étoiles.

    Du basique, mais tout est bien mis en scène et on rentre vite dans l’aventure, au contraire de Paper Mario ou faut une bonne demie heure avant de commencer. Et puis, un Mario avec une histoire hyper sérieuse, ce serait plus un Mario.


C'te cruche ne se doute pas une seconde, à l'approche de Bowser,
qu'elle va encore se faire enlever...

GRAPHISMES

    Je vais être direct : Super Mario Galaxy est de loin le plus beau jeu de la Wii. Avec ce nouvel épisode, Mario met carrément la Wii sur orbite et nous fait voyager dans l’univers en traversant différentes galaxies, le tout avec un grand filet de bave qui coule de notre bouche. C’est dépaysant et magnifique, en clair, ça change des jeux de certains développeurs tiers qui sont parfois à vomir. Mais le côté technique de ce Mario ne surprend pas uniquement de par son graphisme, mais aussi par son moteur 3D, qui est une tuerie.

    Commençons par les graphismes. Déjà, le jeu est compatible HD TV pour un affichage en 480p. Donc les possesseurs de TV HD et de câble YUV seront encore aux anges de pouvoir utiliser pleinement leur matos. J’parle de moi en fait ^_^

    A peine le jeu lancé, on en prend plein les mirettes. Effets de lumière à gogo, décors hyper propres à la limite de la photo pour certain (le ciel bleu… le ciel bleu !!!), couleurs « nintendotesque » très lumineuses, éclairages splendides, boss immenses et des effets très sympa comme le corps velu de la reine abeille ou encore les flammes qui composent une planète, ou même les effets de flotte qui, je trouve, sont bien plus travaillés que dans Mario Sunshine. C’est vraiment du tout bon, mais pas sans défauts malheureusement.

    On commence à le savoir, la Wii est limitée techniquement, mais Nintendo s’en sort admirablement bien en usant de quelques astuces qui font que les principaux défauts sont quasi invisibles. En fait, faut vraiment le vouloir pour voir que lorsqu’on s’éloigne d’une planète, elle perd quelques polygones et commence à devenir moins nette. Et comme on est totalement concentré sur notre Mario d’amour à faire des petits sauts un peu partout pour choper les étoiles, on ne le voit pas directement. Par contre, ce qu’on voit très nettement, c’est l’aliasing… Et oui, même en étant le plus beau jeu de la Wii, Mario Galaxy passe par la case aliasing, surtout dans les gros plans, genre quand la caméra zoome sur Mario quand il chope une étoile. Rien de bien grave heureusement, mais c’est quand même à souligner. J’ai noté aussi quelques textures un peu baveuses, mais je chipotte ^_^

    Donc comme je le disais un peu plus tôt, là ou Mario Galaxy met aussi une claque, c’est bien dans son moteur 3D. Il fait partie intégrante du Game Play, mais sans lui, la patte graphique n’aurait peut être pas le même impact. En effet, avec la gravité, on peut donc se balader tout autour des petites (ou grandes, voire très grandes) planètes qui composent une galaxie. On peut donc se retrouver sur une planète avec un décor très sombre, limite apocalyptique, dans une nuit noire, marcher un peu pour… se retrouver de l’autre côté de cette planète, dans un décor paradisiaque avec un ciel bleu et un grand soleil. Le tout sans aucun ralentissement et avec une fluidité exemplaire.

    Quant à la taille des planètes, on avait tous un peu peur qu’elles soient minuscules, mais il n’en est rien ! Ok, elles ne sont pas immenses, comme toute une région dans un Zelda, mais elles sont suffisamment grandes pour faire des dizaines et des dizaines de saut, tout en se perdant à moitié dans les décors. En plus, elles ont chacune leur propre système de gravité, que le moteur gère impeccablement. Ce que gère aussi à merveille le moteur graphique, ce sont les chargements. A aucun moment le rythme est cassé par un écran noir avec un petit « loading » en bas. Non, Nintendo a choisi une astuce comme les portes dans Metroid Prime. A chaque déplacement de planètes, Mario s’envole dans les étoiles et le chargement se fait en même temps. Le tout a même le culot de rester interactif !

    En clair, vous l’aurez sûrement compris, ce Mario Galaxy est merveilleux techniquement. C’est ce qui se fait de mieux sur Wii et il place la barre très haute pour la concurrence. Et en parlant de concurrence, c’est bien avec Mario Galaxy que la Wii n’a pas à rougir de ne pas posséder de HD. Fabuleux ! :bave :


Bowser, de nouveau charismatique !

MUSIQUES et SONS

    Mouaaaah hahaha !! Ce n'était plus un mystère vu que Nintendo avait dévoilé quelques vidéos dans lesquelles on pouvait voir les développeurs du jeu discuter : Koji Kondo est bel et bien présent à la direction musicale dans cet épisode ! Et il n'est pas tout seul puisqu'il est accompagné de... nan, par chance ce n'est pas cet ignoble Shinobu Tanaka qui a ruiné les musiques de MArio Sunshine et Mario Kart DS ^^ C'est Mahito Yokota. Ca ne vous dit peut-être rien. C'est un ancien de chez KOEI qui a rejoint les nouvelles équipes de Nintendo à Kyoto et qui s'est pour l'instant illustré dans Donkey Kong Jungle Beat et qui nous a pondu la magnifique musique du trailer de Twilight Princess... Le ton est donné ! Ils sont accompagnés aux bruitages par deux illustres inconnus. Au niveau des voix, on retrouve bien entendu Charles Martinet pour les voix de Mario, Luigi et Bowser. On va étudier tout ça, maintenant qu'on connaît les noms, gnark ark ark !

    La musique pour commencer. Ca sera une partie longue ou je ne m'appelle plus Akin. En mettant votre DVD dans votre Wii et après avoir réalisé la mise à jour obligatoire, vous entendrez Mario hurler 3super Mario Galaxy" comme un débile. C'est pas spécialement attrayant (surtout quand on a Twilight Princess et MEtroid Prime 3 à côté ^^) mais ça n'est bien sûr pas sans rappeler Mario Sunshine. Bref, ceci étant passé, on arrive à l'écran titre et là c'est la claque auditive. Une composition très Space Opera fait péter les enceintes à l'apparition du titre. S'en suite une petite musique dans le menu de séléction puis le jeu commence. Il commence d'ailleurs avec une musique qui fait très Mario dans l'âme même si elle a la particularité d'être... acoustique ! Et c'est la toute première fois dans un jeu Mario qu'on a droit à des musiques acoustiques, je tiens à ce que vous notiez ça, bande de cancres ! C'est même carrément un orchestre, le Mario Galaxy Orchestra, qui a été composé spécialement pour l'occasion (ou renommé spécialement pour l'occasion c'est au choix). C'est là qu'intervient Bowser et son armada de bateaux volants, couverts par le thème de guerre de Super Mario Bros 3 refait à la sauce orchestre et franchement... Ca pète ! Ca donne envie de mettre le son à fond pour en profiter un maximum.

    Quand tout cela est terminé, on pourra prendre connaissance de toutes les autres musiques du jeu au fur et à mesure. Là, il y a du bon comme du mauvais, malheureusement. La plupart des musiques sont excellentes, mais quelques unes viennent noircir le tableau. Enfin pour ce qui est excellent, citons les musiques des premiers niveaux. Ici on est vraiment dans un Space Opera des plus purs. Star Fox Assault n'a qu'à bien se tenir à côté des orchestrations majestueuses des musiques des niveaux les plus "galactiques" de Super Mario Galaxy. Malgré le fait que l'on ait été habitué, avec Mario, à entendre des airs paradisiaques, terrestres, pédestres et synthétiques et que ce jeu-là change tout, on s'y retrouve. On retrouve la fibre Mario dès les premiers instants. C'est plus sombre et plus "dramatique" que d'habitude, mais ça reste du Mario à n'en pas douter. On associe très rapidement les musiques au jeu et surtout (et c'est important) les musiques restent en tête ! Oui !! C'était probablement LE défi du XXIième siècle et Nintendo l'a réussi avec maîtrise. On a des musiques orchestrales, bourrées d'instruments, des musiques qui ne sont pas prises de tête et dont la mélodie peut durer plusieurs minutes... mais on retient tout ! C'est entraînant, c'est majestueux et admirable et ça colle tellement bien à l'univers que tout finit par se mélanger à la perfection.


Une vieille connaissance ! Woof woof !

    Il y a des musiques originales, qui trouvent parfaitement leur place dans le palmarès des plus jolies compositions de Nintendo, mais également des reprises de thèmes plus anciens. C'est d'ailleurs Super Mario Bros 3 qui se fait le plus souvent remixer, tantôt par le thème de la guerre, tantôt par le thème de Grass Land. D'autres thèmes chers à la série, comme celle des Underworlds, viendra bientôt vous chatouiller les oreilles une fois à la manière de Super Mario Bros (sans les percussions), une fois à la manière de Super Mario Bros 3 (avec les percussions), une fois à la manière de Super Mario 64 (avec l'accompagnement mélodieux). Le thème du Royaume Champignon, lui, est quasiment absent, sauf erreur de ma part. On ne l'entend que par "jingles", comme lorsque vous récupérez un champignon qui augmente votre jauge d'énergie.

    Mais comme tout n'est pas parfait, l'on peut trouver quelques musiques un peu rébarbatives, notamment celles qui font très tellaires, qui tiennent d'ailleurs plus du bruit que de la mélodie. Moi je les ai trouvé chiantes. Et la palme de la déception revient à l'une des reprises de l'Underworld et surtout au thème de Starman, quand Mario est invincible. Après Yoshi's Island et Super Mario 64, on s'était habitué à quelque chose de vraiment joli. Là c'est de la bouse odieuse. J'ai une déception un peu particulière pour l'absence du thème de l'eau de Super Mario Bros, la fameuse valse qui servait d'introduction aux épisodes de Super Mario All Stars. Elle n'est présente que sous une forme (sauf nouvelle erreur de ma part) et je trouve ça regrettable car c'est l'une de mes musiques préférées et... mettre une valse dans un Space Opera, c'était un clin d'œil facile, gratuit et délirant au film de Stanley Kubrick : 2001 Odyssée de l'Espace... Dommage. en guise de valse galactique, on aura droit au thème de l'observatoire de la comète, centre du jeu, dont l'accompagnement évolue légèrement en fonction de votre progression dans le jeu. Absolument magnifique. Autre petite déception, avant de rencontrer Bowser, vous avez un remix du thème des routes vers Bowser de Super Mario 64. Il est toujours très beau, mais ils ont incorporés des voix... synthétiques. Une horreur. C'est pas pire que le thème de la nuit de Twilight Princess, mais c'est pas loin.

    Les plus belles prouesses résident dans les interactions joueur/musique si chères à Koji Kondo. Les premières auxquelles vous serez confrontés se présenteront sous forme de petit bonus : des notes de musique s'inscrivent sur le terrain, il faut les ramasser. Chaque fois que vous en choppez une, elle émet une note. Quand vous enchaînez les notes, vous reconnaissez un thème classique de Mario. Du pur bonheur pour les vieux nostalgiques. L'autre effet phénoménal, c'est lors du combat contre Bowser. Alors là, ça vaut bien la peine de s'asseoir cinq minutes et de lire ça. Nul homme ne saurait mourir sans avoir entendu telle magnifiscience. Vous êtes face à Bowser, une musique bien rythmée vous entoure (Home Cinema ^^). La musique fait peur (tout comme Bowser, d'ailleurs). Et là, PAF, vous comprenez comment battre Bowser. Celui-ci, en position de faiblesse, fait apparaître un chœur d'hommes absolument magnifique. Ca n'est pas sans rappeler le combat contre ***** dans Twilight Princess (pas de spoil ^^) pour ceux qui se souviennent. Mais ici c'est mille fois plus beau. Franchement, si vous venez de commncer le jeu, rendez-vous le plus vite possible dans la salle de bains pour entendre ça, c'est une merveille. raaaaaaah !!!


Wahouuuuuuuuuu !

    Passons aux sons, maintenant (hé ouais, c'est pas parce que j'ai mis une image que j'ai fini ma partie ^^). Comme dit précédemment, ce sont des illustres inconnus qui s'en sont chargés. Mais ça ne veut pas dire que ce sont des sons nouveaux et moches, oh que non ! Déjà, certains sons sont directement issus d'autres opus, comme le 1Up qui nous vient de Super Mario 64 :heureux: mais aussi (et surtout) le son des tuyaux qui, s'il a été retravaillé, ressemble merveilleusement bien à celui que l'on entendant dans les épisodes sortis sur NES. J'entends par-là que tout le travail fait pour rendre ce son moderne sur Super Nintendo, inaudible sur Nintendo 64 ou rapide sur GameCube a été supprimé. Retour à la case départ avec ce son particuliers et vraiment très réussi. Il est tellement classique que rien qu'à l'entendre, on imagine quelque chose entrer dans un tuyau. Encore du bonheur pour les nostalgiques.

    Les autres sons se mêlent bien à l'univers et ne sont, à nouveau, pas sans rappeler d'anciens autres. Nouveaux programmeurs mais une continuité dans le travail. Ca fait plaisir à entendre. J'ajouterais simplement ceci : ils ont ajouté un sifflement quand Mario saute. On l'entend à peine, couvert par la voix. Mais ça nous fait un nouveau retour en arrière qui fait, à nouveau plaisir à entendre ^^

    Les voix, maintenant. On remarque directement en regardant les crédits que quatre personnes accompagnent Charles Martinet dans son travail. C'était un peu nécessaire, pour les voix de filles, mais c'est amusant de constater que cinq personnes se sont liées pour ne produire que des expressions. Bon, il y a bien sûr quelques paroles, mais la plupart du temps, les personnages sont muets, comme dans Zelda... Et pas comme dans Super Mario Sunshine, justement, qui avait commis le blasphème de faire parler certains personnages. Non, non, ici, à part quelques rares exceptions, les personnages ne parlent pas. Bowser ou d'autres sbires émettent parfois des cris plus longs, comme Midona dans Twilight Princess, mais ça reste du charabia, et c'est parfait comme ça. Mario, lui, demeure un simple pantin qui pousse un cri quand il saute ou quand il se fait mal. Le nombre de ses exclamations a par ailleurs augmenté depuis sa dernière aventure au Palace Delphino, mais ce n'est qu'un détail. On n'en est pas non plus au point des épisodes de Mario & Luigi dans lesquels on l'entend tout le temps.

    Restent les autres personnages. Moi j'ai un coup de coeur à passer : les Lumas :'-) Quand on arrive à côté d'eux et qu'ils nous parlent, ils poussent un petit "viou viouuu !" que je trouve sensationnel. Sont trop mignons, ces trucs-là !

    Bon allez, j'arrête, moi ! Je vais quand même laisser un peu de place à Micke pour vous dire comment le jeu se joue, après tout c'est pour ça que vous êtes là, non ? (dites non pour me faire croire que je n'ai pas écrit tout ça pour rien !)


Goomba, fidèle au poste.

JOUABILITÉ

    Sans mauvais jeu de mot, la jouabilité de ce nouvel opus de Mario est renversante ! Dès le début, on se rend bien vite compte qu'on tient entre nos mains LE jeu que l'on attendant après Super Mario 64 ! S'il ne s'agit pas de la même révolution car on connaît déjà la 3D, Nintendo nous offre une nouvelle façon de l'aborder, sous toutes ses formes et sous tout les angles !

    La grande nouveauté de ce Mario, c'est la réelle prise en compte de la gravité. Bien sûr, dans des mondes gigantesques, on y pense même pas. Mais sur de plus petites planètes aux confins de la galaxie, on joue avec, on danse avec, on se rie de l'apesanteur !!!

    Quand on commence le jeu, on a déjà la bonne surprise de voir Mario sans gadget inutile sur le dos. Rien que Mario et sa casquette. Puis, une petite séquence didactique nous laisse manier Mario à notre guise sur une planète de très petite taille. Que du bonheur mes amis, que du bonheur ! On retrouve avec joie notre plombier qui saute partout, qui court, change de sens en plein saut, fait des salto... En deux seconde chrono, même le plus mauvais des joueurs s'adapte à ce contrôle intuitif. L'apesanteur est là et l'on se retrouve tout bouleversé d'avoir la tête à l'envers sur cette petite planète au beau milieu de l'espace. Mais cette apesanteur est la garante d'un renouveau et d'un fun immédiat dans les contrôles.

    Sans vouloir trop souvent le citer, on retrouve les sensations de Super Mario 64 où le plaisir du jeu était parfois juste de contrôler Mario sans autre but précis.

    La wiimote et le nunchuk n'apportent pas grand chose de nouveau à la jouabilité, on aurait presque pu s'en passer et jouer sur une manette classique (il parait d'ailleurs que le jeu était prévu à la base sur GameCube, mais chut !). Mais la Wii est ainsi faite que l'on ne peut se passer de son contrôleur original.

    Contrôler Mario dans tous les sens se fait facilement avec le stick du nunchuk. Pour le faire sauter, une petite pression sur A suffit. A savoir qu'il a toujours ses 3 sauts consécutifs qui se terminent par un salto avant éblouissant ! (pour un plombier de son âge). En jouant avec le stick et le bouton de saut, on peut aussi faire une roue. Le saut en longueur est revenu ! Il suffit d'appuyer sur le bouton Z et ensuite sauter. A l'arrêt, cette manœuvre sert à effectuer le salto arrière si utile à Mario. La charge au sol s'effectue toujours de la même manière, un saut et ensuite le bouton Z ! Comme dans Super Mario Sunshine, les sauts contre les murs seront très souvent sollicités.

    Très tôt dans l'aventure, vous apprendrez l'action capitale du jeu : le tournoiement ! Une petite secousse de la Wiimote et voilà Mario qui tournoie comme dans Super Mario World ! Cela sert à étourdir les ennemis, à renvoyer des attaques mais aussi à compléter un saut qui ne serait pas assez haut !


Mario contre Boo Skywalker

    Bref, comme vous pouvez le constater, toutes les actions de Super Mario 64 sont revenues pour notre plus grand bonheur ! Toutes ? Non ! Et même si ce jeu est un pur chef-d'œuvre, je m'octroie le droit de faire un paragraphe sur ce manquement inadmissible : OU EST PASSE LE SAUT PLONGÉ ???

    Je n'ai jamais été autant frustré ! On court partout, on retrouve nos sensations d'antan, on fait faire des saltos à toute vitesse à Mario et quand soudain, l'envie nous prend de le faire plonger en plein saut en appuyant sur B... On ne peut pas ! Voilà, je préfère vous prévenir ! L'action de plongeon, certes pas très utile, mais Ô combien fun a été supprimé de la maniabilité. Mais ne vous en faîtes pas, on oublie très vite ce petit détail et ça n'enlève en rien l'exemplarité de la jouabilité.

    Mais quand même...

    Je ne sais pas si je l'ai clairement exprimé, mais diriger Mario à travers le monde se fait d'une manière totalement instinctive et jouissive. Mais si vous pensez que ce la se limite au panel d'action que j'ai décris plus haut, vous vous trompez ! C'est le retour des TRANSFORMATIONS !!!

    A l'instar de Super Mario Bros 3 auquel le jeu emprunte de nombreuses idées, vous aurez la possibilité d'utiliser des "costumes" spéciaux ! Je ne vous les citerai pas tous pour ne pas vous gâcher la surprise mais le plus rigolo d'entre eux, c'est certainement l'abeille ! Vous prenez le champignon et HOP ! Mario se transforme en petite abeille qui peut voler un temps limité. Vulnérable à l'eau ce costume vous permet de voler bien plus haut que vous ne pourriez le faire normalement et aussi de se coller à certains murs. Il y a aussi le costume Boo qui transforme Mario en fantôme et lui permet de passer à travers certains murs. Et puis, il y a "le bon vieux Mario feu" comme indiqué sur la jaquette. Sérieusement, il nous manquait. Malheureusement Mario feu sera disponible un temps très limité.

    Même si elles ne transcendent pas le gameplay, les transformations offrent une nouvelle approche de jeu sur certaines séquences et apportent un petit vent de fraîcheur (et paradoxalement de nostalgie).

    Je l'ai plus ou moins dit plus haut, mais le combo wiimote/nunchuk est utilisé très simplement. Les seules interactions sont le tournoiement de Mario en secouant la wiimote (ce qui aurait pu se faire par un bouton) et le viseur qui récolte les éclats d'étoiles disséminés un peu partout dans les niveaux. Mais on peu aussi les ramasser en marchant dessus comme de vulgaires pièces. C'est un peu maigre pour justifier l'atout de la console ! Alors Nintendo a pensé à créer certains niveaux (trop peu) qui exploitent un peu plus les capacités du contrôleur. Dans l'un d'entre eux, il s'agit d'une course de surf où il faut incliner la wiimote pour diriger la planche (enfin ce qui sert de planche). Dans un autre encore, on doit diriger Mario sur une grosse boule, un peu comme au cirque et le faire parvenir au bout du niveau. Mais ce sont là des petits niveaux qu'on ne fait qu'une seule fois car il n'y a qu'une étoile à avoir. Ils font plus office de mini-jeux que de vrais niveaux.


Niveau bonus : Mario clown !!

    Après avoir étayé la maniabilité, il faut forcément parler des niveaux. On commence sur la planète de la princesse Harmonie sur laquelle plusieurs dômes sont éparpillés. Dans chaque dômes se trouvent les niveaux. Autant le dire tout de suite, les niveaux sont bien plus petits que dans Super Mario Sunshine. Mais leur architecture est radicalement différente. Là où l'autre faisait presque plus dans l'exploration/ aventure, Super Mario Galaxy est un pur jeu de plate-forme ! A l'ancienne donc.

    La loi de l'apesanteur aidant, on va dans les moindres recoins des planètes et dans tous le sens. Pour aller d'une planète à l'autre il faut utiliser une étolie spéciale qui va vous propulser à un endroit défini. La plupart des niveaux se passent sur des petites planètes et si cela s'avérait frustrant lorsque l'ont avait vu les premières vidéos, il n'en est rien quand on y joue. Le terrain de jeu nous paraît immense et le level-design est tellement ingénieux et malin que c'est un vrai plaisir de parcourir ces petits bouts de planètes et de plate-forme dans tous les sens.

    Rassurez-vous tout de même, les grands niveaux existent tout de même (avec un vrai ciel et des nuages comme avant) pour changer un peu de la galaxie un peu froide. Ils ne sont pas nombreux et toujours moins grands qu'avant, mais cela fait du bien d'avoir des niveaux différents.  Car on a beau être dans la galaxie, ça n'empêche que c'est un jeu Mario et qu'il faut des niveaux bien différents. Qu'à cela ne tienne, vous aurez le droit à des planètes de lave, de glace, des planètes aquatiques ou encore des petits coins champêtres...

    Comme dans tout bon jeu vidéo, il y a aussi les fameux Boss ! Pour chacun d'entre eux, une technique bien spéciale permet de les éliminer. Dès lors que vous l'aurez trouvé, le combat sera terminé en deux temps trois mouvements. Ils sont malheureusement très faciles à battre ! Mais il arrive que certains soient plus coriaces et qu'il vous faille recommencer plusieurs fois. Les combats se passent généralement sur une sorte d'arène ou sur une très petite planète qui permet d'utiliser efficacement l'apesanteur. C'est toujours un moment agréable mais bien trop court. Comme souvent...


Bzzzzzzzzzzzzzz...

DURÉE de VIE

    Dans chaque niveau, à peu près 6 étoiles sont à collecter en remplissant des missions. Il y a de vrais objectifs pour les obtenir et puis il y a les classiques, chroniques. Par exemple, attraper 100 pièces violettes (adieu pièces rouges), une course contre son double maléfique ou bien refaire un boss avec une seule vie.

    Toutes les missions s'enchaînent et au fur et à mesure que vous gagnez des étoiles, des nouveaux mondes s'ouvrent à vous. A défaut d'être plus petits, ils sont plus nombreux et vous aurez de quoi faire.

    Il faut le dire, ce Mario est vraiment très facile. Après 60/70 étoiles, le challenge devient un peu plus important mais jamais rien d'insurmontable. Néanmoins, tant que vous n'aurez pas récolté toutes les étoiles, le jeu vous tiendra en haleine plusieurs heures durant. Des heures pas faciles à évaluer car elles tiennent compte de votre façon de jouer.

    La durée de vie aurait pu être allongée par une super idée de base : le fameux mode "coop" (Totowan, sors de ce corps). Malheureusement c'est une vaste fumisterie que ce mode deux joueur ! Il était même question d'en faire un paragraphe spécifique, mais il ne vaut pas cette peine. Là où j'avais imaginé deux personnages dans le même monde ou encore quelques mini-jeux, le deuxième joueur se contente uniquement de récolter les éclats d'étoiles avec le viseur de sa wiimote. Il peut aussi faire sauter Mario en le visant et en appuyant sur A, ce qui ne peut qu'agacer le joueur principal. Bref, un faux mode, bien inutile et franchement décevant. Il aurait été plus simple de laisser le mode 1 joueur uniquement.

    Lorsque vous effectuez certains challenges, les records s'inscrivent dans le menu. A partir de ce menu, vous pouvez prendre une photo des records et les envoyer sur le bureau de la Wii pour les envoyer ensuite à vos amis enregistrés via le NWC. Ce n'est pas grand chose mais ça peut vous pousser à péter les records !

    Enfin, comme tout bon Mario, la durée de vie est illimitée puisque même fini, on revient toujours avec plaisir pour se refaire quelques niveaux !


Harmonie est-elle plus jolie que Peach ?

EN BREF...

HISTOIRE: 15/20
    Niaiseux à souhait, l'histoire à au moins le mérite d'avoir un scénario annexe et de présenter Bowser avec une mise en scène un peu plus péchue qu'à l'accoutumé. Bowser qui regagne en charisme après son passage catastrophique dans Super Paper Mario. Mais ça reste une princesse enlevée, et après tout, c'est tout ce qu'on demande.

GRAPHISMES: 18/20
    Fins, colorés et soignés. On aura beau dire, quand les développeurs se donnent la peine, ça vaut le coup. Après ça reste du niveau GameCube boosté. Ce n'est pas super joli techniquement mais esthétiquement. Les joueurs comprendront...

MUSIQUES et SONS: 19/20
    Toutes les musiques sont un ravissement pour les oreilles ! Tantôt originales, tantôt reprises d'anciens thèmes (Super Mario Bros. 3 par exemple), les musiques accompagnent admirablement bien les niveaux et restent dans la tête ! Comme avant !

JOUABILITE : 19/20
    J'enlève un point parce qu'on ne peut plus plonger... A part ça, c'est le bonheur absolu ! Un gameplay aux petits oignons !

DURÉE de VIE : 17/20
    Il est certain qu'un bon jeu est toujours trop court. Et c'est là le sentiment qui se dégage en jouant à Super Mario Galaxy. Mais une bonne quinzaine d'heure seront nécessaires pour le terminer.


You've got a star !

NOTE FINALE : 20/20

Akin : Au diable les défauts techniques, le retard technologique et autres conneries du genre ! Nous on met 20 parce qu'on s'en fout des reproches qu'on pourrait nous faire à ce sujet ^^ Super Mario Galaxy a été pour moi un vent de fraîcheur mais également une occasion de me replonger en enfance sans pour autant passer par les consoles d'antan. La nostalgie est bien là, le fun est au rendez-vous, l'humour omniprésent, tout est bien mignon et magique... et totalement immersif. Du vrai Miyamoto ! Et pas du Miyamoto comme récemment, un peu en dehors. Ici on sent vraiment la patte du maître et également qu'aucune grosse pointure de Nintendo n'est venue interférer. Les plus anciens sont assignés aux rangs de directeur machin truc honorifique. Le plus gros du travail a été fait par de jeunes développeurs, des personnes qui ont probablement goûté aux jeu vidéo pour la première fois il y a 22 ans quand sortait le tout premier Super Mario Bros. Après un Super Paper Mario un peu morose, Nintendo nous impose ici le jeu idéal pour la fin de l'année. Et tant du point de vue technique qu'artistique, après Metroid Prime 3 et Super Mario Galaxy, je vais avoir du mal à me replonger dans Twilight Princess dont je dois rédiger le test, version GameCube...

Frostis Advance : Il est tellement niais qu'il a oublié de donner son avis. Tant pis pour lui, il demeurera parmi la majorité silencieuse, gnark ark ark !

Micke : Il ne faudrait pas dire à tout bout de champs à quel point ce jeu est bon car à force de l'entendre, vous finiriez par être déçu en y jouant. Techniquement, ce n'est pas une révolution, mais d'un point de vue ludique, Nintendo nous offre ce qui se fait de meilleur. Du jeu de plate-forme dans son état le plus brut ! Dans un monde enchanteur, complètement improbable et des ennemis totalement loufoques. Le tout accompagnée de musiques enchanteresses. C'est pas ça qu'on appellerait le jeu vidéo?

Micke (Introduction, Jouabilité, Durée de vie)
Akin ( Mario, Musiques et sons)
Frostis Advance (Histoire, Graphismes)

En cadeau, un fond d'écran (1280x1024)
(cliquez pour agrandir)


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