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Pandora’s Tower

Le

par

Pour ce qui sera sans doute le dernier gros jeu de la Wii, Nintendo a produit un titre du petit studio Ganbarion (Jump Ultimate Stars). Coincé entre The Legend of Zelda et Castlevania, avec un objectif annonçant un jeu répétitif, Pandora’s Tower est-il digne de figurer aux côtés de The Last Story et Xenoblade Chronicles, dans ce fameux trio des RPG de la Wii ?

Histoire

Pandora’s Tower fait parti de ces jeux qui installent et expliquent leur univers tout au long de l’aventure. Cependant vous n’êtes pas non plus largué dans les donjons dès le début, une cinématique d’intro vous pose un décors très léger.

Durant une grande fête, une imposante foule regarde une personne chanter, il s’agit d’Elena, l’héroïne du jeu. S’agissant sûrement d’une célébration religieuse, des danseuses l’accompagnent. La caméra zieute la foule et s’attarde sur une personne encapuchonnée qui s’avère être Aeron, le héros blond de la jaquette. La mise en scène est aux colombes s’envolant dans le ciel, vous avez une vague idée de l’ambiance.
Soudain, on peut voir qu’une marque s’installe sur le dos de la chanteuse, un nuage de ténèbres plus tard, un gigantesque monstre apparaît en criant bien fort. C’est la panique.

Un petit moment plus tard, Aeron retrouve la jeune fille inconsciente par terre et l’embarque. Etant recherchée par l’armée, pour je ne sais quelle raison, une mamie bien moche débarque et cache les fugitifs. Cette vieille leur explique qu’Elena est maudite et que pour la guérir, ils doivent se rendre dans un lieu reculé à plusieurs jours de marche.

Nous suivons donc, rapidement, la randonnée de ces trois personnes où l’on assiste petit à petit à l’hideuse transformation d’Elena, en monstre bien violet et bien dégueu. Une fois arrivés, un gouffre dans le sol fait face à nos héros, où une imposante forteresse est suspendue grâce à d’énormes chaînes. La mamie, Mavda, explique qu’il faudra défaire les 13 maîtres des donjons et apporter leur chair à la jeune femme afin d’éradiquer la malédiction.

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Comme vous pouvez le voir, il n’y absolument aucun contexte mis à part celui décrit au dos de la boîte, les trois principaux personnages vous donnent leur prénoms et cela s’arrête à peu près là. La cinématique vous laisse avec un bon gros sentiment de vide et plein de question assez dérangeantes : d’où sort ce stalker de blond, est-ce qu’Elena est une princesse (après tout, elle chantait du haut d’une forteresse), où on est, c’est quoi ce trou et son drôle de château ?

Si cela ravira ceux qui n’aiment pas s’emmerder avec une histoire, j’ai trouvé cela dommage que l’univers du jeu ne nous soit raconté que via de petites notes que l’on trouve ça et là dans les donjons. Au final, on les lit sans vraiment s’y intéresser et y retenir quoi que ce soit, tout simplement parce qu’elles traitent d’éléments de background qu’on ne verra jamais (comme le nom des royaumes ennemis). Ramassez les tout de même, la vieille vous les rachète.

Ce point n’est néanmoins pas le plus dérangeant, la place est prise par l’élément scénaristique secondaire du jeu : la relation entre Elena et Aeron. Pourquoi ce type va risquer sa vie pour cette fille, qui s’inquiète étrangement beaucoup en retour ? Je ne vais rien vous dire, mais je vais tout de même vous soulager : non, le héros n’est pas un stalker qui suivait Elena partout.

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Ce qui est dommage, c’est que le côté drague passe un peu à la trappe à cause de ce mystère sur leur passé commun. Il aurait été plus intéressant par exemple, que la jeune femme soit une princesse reniée par son peuple à cause de la malédiction et qu’Aeron, fou amoureux, la sauve en même temps que de créer un vrai lien avec elle. Là, ils se connaissent déjà et s’aiment à la japonaise (“ne prends pas trop de risques pour moi, kyaaa”), ça n’a aucun intérêt.

Parlons maintenant de l’aspect glauque qui a beaucoup plu et qui est très inhabituel pour un jeu Nintendo.

Ce qui aurait été un élément choquant, ignoble et gratuit dans un quelconque Manhunt (souvenez-vous), est ici salué. Bon j’exagère, cela ne va pas aussi loin, mais il faut avouer que l’idée de manger des coeurs, bien organiques et tout dégueulasses, pour éradiquer une malédiction est assez étrange. Néanmoins, Ganbarion a su se montrer soft, avec une ellipse évitant une scène assez gerbante à la Daenerys Targaryen dans Game of Thrones (elle fait pareil dans la saison une). Seule la révulsion d’Elena est montrée, accentuée par le fait qu’elle soit végétarienne ! On a pas idée en même temps…
Sa transformation en monstre façon Double Face m’a par contre un peu déçu. Je m’attendais à ce que cela empire et au final, la métamorphose sera presque toujours la même, avec les trois minis tentacules sur l’épaule. L’autre point, c’est que la chair des boss bloque la malédiction durant une journée, si fait que durant les premières heures du jeu, vous irez volontairement perdre du temps dans les donjons pour la revoir en état de monstre, étant donné que les deux premiers se finissent quasiment du premier coup.

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Néanmoins, c’est dans l’implicite que Ganbarion se montre franchement glauque, notamment durant les cinématiques où Elena ingurgite les morceaux de chair.
Il n’y a que le Japon pour nous faire des scènes à connotations aussi sexuelles. Il faut le voir, le gros plan sur sa toute petite bouche devant le gros morceau de viande, les petits gémissements et larmes à chaque bouchée et le liquide translucide gluant de la chair qu’elle essuie sur ses lèvres avec la langue… C’est à mourir de rire tellement c’est abusé ! Je crois qu’entre ça, les chaînes et les maîtres des 13 tours, les vieux pervers d’académiciens s’en donneraient à coeur joie : « L’allégorie du jeune homme bravant les épreuves, symbolisant le passage à la vie adulte, qui ramène à sa dulcinée la preuve de sa virilité. Elle, fragile et innocente, voit son corps changer et prendre goût à la récompense que lui amène Aeron, bien qu’elle soit au départ totalement vierge car végétarienne. Le monde de Pandora’s Tower est clôt et représente l’intimité du couple face à la perte de la virginité. Ce jeu, est une ôde au dépucelage, preuve en est que le héros se doit de briser des chaînes, symbolisant, l’interdit, pour accéder à son but, l’acte sexuel, qui fera de lui un homme ». Bref, on pourrait s’amuser à l’analyse durant des heures et je suis persuadé que les développeurs ont pensé leur histoire de cette manière.

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Pour terminer, il y a un point de la traduction qui m’a un peu gêné. Ce qui est appelé de la chair, “flesh” en anglais dans les dialogues, correspond plus au coeur car vous verrez que les maîtres meurent dès qu’on le leur arrache. En plus, cela me semble plus logique, pourquoi s’emmerder à en arracher un bout avec la chaîne, alors que tu peux ramener la bestiole entière et avoir du stock ? Enfin bref, c’est un détail.
Néanmoins, arrivé à un certain moment, on observe la naissance d’un petit mystère qui se développera de plus en plus et, au final, nous accrochera jusqu’à sa fin. Savoir si l’énorme cliché que vous avez en tête sera la conclusion ou non du jeu, c’est à peu près tout ce qui vous retiendra du point de vue histoire. Sauf si vous êtes assez fou pour vous tapez les cinq fins différentes.

Graphismes

Techniquement, je ne sais pas quoi dire d’autre que moyen plus. Ce n’est pas dégueulasse, on a vu bien pire, l’ensemble n’est pas désagréable à regarder, malgré quelques couleurs un peu trop flashy par moment, mais on est très loin d’un The Legend of Zelda: Twilight Princess dans le même style. Les textures sont souvent pas très propres, elles brillent étrangement, mais il n’y a rien de carré. Un point qui est néanmoins appréciable lorsque l’on sort de The Last Story, c’est que Pandora’s Tower ne rame pas, en même temps, il y aura jamais autant de personnages et d’effets que dans le précédent jeu.

Artistiquement parlant, je dois avouer que les donjons sont plutôt classes, le style graphique évoque des lieux dangereux et abandonnés. Ils sont globalement assez vastes, notamment après la moitié du jeu, où l’on parvient enfin à s’y repérer lorsqu’il est temps d’aller battre le maître. Les fans de Metroid vont adorer !

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A mon sens, le gros point noir du jeu se situe dans le character design. Je crois que je n’ai jamais vu un héros comme Aeron, qui est raté à tous points de vue. Premièrement, sa tronche. Si l’artwork l’épargne un peu, sa tête in game est un croisement entre un poisson et un asiatique, le tout accompagné d’une frange, heureusement qu’on ne le voit pas souvent.
Deuxièmement, ses vêtements. Il n’y a encore une fois, que le Japon, pour donner à un guerrier un t-shirt sans manches s’arrêtant au dessus du nombril… Moi qui avait été choqué par les portes-jarretelles masculins dans The Last Story, je crois que cela est bien pire. De plus, il faudrait qu’on m’explique l’intérêt des protections laissant les épaules apparentes, non seulement cela ne protège rien, mais en plus, c’est vraiment laid.

La fille est également un grand cliché de la japanim’. Elle est albinos pour montrer qu’elle est faible et porte une petite robe blanche pour nous montrer sa pureté et son innocence. Oooooh ! Malheureusement, Xenoblade Chronicles et The Last Story nous avaient donné de jolies filles, ce n’est pas le cas de Pandora’s Tower.

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Le bestiaire est quant à lui assez classique, surtout pour les boss dont le design ne nous sert qu’à trouver comment le battre, mise à part la vieille Mavda qui est rigolote. En revanche, l’animation faciale est très bien travaillée et retranscrit parfaitement (parfois même un peu trop), les émotions des héros.

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Gameplay

Comme Pandora’s Tower n’a clairement pas mis son histoire au coeur du jeu, on se dit qu’il s’agit d’un titre Nintendo, c’est à dire qui se base davantage sur un gameplay carré et préfère un scénario classique.

Oui et non.

Globalement, mettre une chaîne-grappin au coeur du gameplay est une idée très sympa. Ce n’est pas pour rien que tout le monde aime cette arme dans les Zelda. Grâce au curseur de la Wiimote, vous enroulez votre chaîne un peu partout de manière rapide et très fluide. C’est un bonheur de ne plus avoir à passer par une vue à la première personne pour viser. La caméra étant loin derrière le héros, vous profitez d’une belle vue pour tirer d’un seul coup de gâchette et ainsi progresser très rapidement dans les salles.
Malheureusement et vous deviez vous en douter, la série The Legend of Zelda a fêté ses 25 ans, ce qui veut également dire 25 ans de grappin. La plupart des idées qu’à utilisé Nintendo dans le passé font parti des interactions que l’on fait dans ce jeu, au hasard : atteindre un endroit en hauteur, tirer sur un levier inaccessible, se balancer pour atteindre une plate-forme éloignée, etc… Pandora’s Tower n’invente pas grand chose de ce point de vue là, mais en même temps, que peut-il inventer d’autre ?

Si les interactions sont très classiques, le système de combat amène quelques idées sympa. Enfin, je veux dire par là que Link ne peux pas les faire avec son grappin, mais il est évident que tout cela a déjà été utilisé dans bon nombre de beat’em all.
En ligotant un ennemi avec la chaîne, vous avez trois options: faire tournoyer l’ennemi façon Super Mario 64, le balancer en direction du curseur de la Wiimote, ou arracher de la peau. La dernière est beaucoup plus intéressante car c’est de cette manière que l’on fait le plus de dommage. Je vous laisse découvrir la technique, mais vous verrez que face aux boss, c’est très efficace ! Aeron possède également une épée pour des coups plus rapides avec, comme dans tout action RPG, une charge pour faire une attaque dévastatrice.

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Cela semble intéressant sur le papier, mais en réalité, ce n’est pas très palpitant, notamment au niveau des sensations. Si l’épée fait bien son boulot de ce côté là, ce n’est pas du tout le cas de la chaîne. L’exemple le plus flagrant est l’arrachement du coeur, même si le sang gicle, il n’y a même pas un bruit où une vibration pour nous faire ressentir une espèce de résistance de l’organe, on a juste l’impression de chasser une mouche en donnant un coup de Wiimote.

Ce n’est pas tout ! Les combats sont monotones et malgré les possibilités que nous offre la chaîne, on en a vite fait le tour et on en revient toujours à faire des attaques chargées, parce qu’il n’y a que comme ça qu’on a l’impression de faire mal, de tailler dans le monstre. Ces derniers sont d’ailleurs trop peu nombreux et pas assez agressifs, il est facile de se retrouver derrière eux après une roulade et de les bourriner. Le seul point positif vient de leur résistance, mais au final, plutôt que de leur mettre leur race, on préférera les éviter pour ne pas perdre du temps et ça, ce n’est pas bon signe !

Ajoutez à cela un point très agaçant, il arrive des fois où Aeron ne veux tout simplement pas tirer ! Le curseur est là, bien rouge, mais rien ne se passe (comme magicarpe !) et parfois en plein combat de boss notamment ! Autre chose, votre personnage, suspendu à sa chaîne, s’arrêtera parfois de se balancer, sans aucune raison. Lorsque l’on a pris l’habitude de sauter à mi-parcours, pour aller le plus loin possible, et que l’on tombe de plusieurs étages, au lieu d’atterrir sur la plate-forme d’en face, c’est particulièrement énervant. Enfin, le plus lourd est surtout le temps qu’il faudra à cet abruti de héros pour modifier son axe de balancement…

Après une ballade dans des donjons déserts, le maître des lieux est comme un cadeau : enfin un vrai combat ! Loin d’avoir inventé l’eau chaude quand à la manière d’atteindre le point faible, ces batailles sont longues et assez corsées avec un vrai sentiment de récompense une fois vaincus.

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Passons maintenant à l’aspect un peu moins action du gameplay. Etant donné qu’il n’y a que trois personnages dans ce jeu, il fallait bien que quelqu’un s’occupe de tout ce qui est inventaire. C’est la vieille mémé qui aura ce rôle, vous pouvez lui acheter des objets, les vendre, les fabriquer, les réparer et améliorer vos armes.
La gestion de l’inventaire est un véritable bordel, il y a énormément d’objets qui ne servent à rien seuls mais qui, combinés à d’autres, peuvent former des trucs. Malheureusement, la plupart ne sont pas très intéressants et en plus, leur répartition dans les donjons est assez frustrante. Il n’est pas rare de voir ce genre de tableau pour la fusion :

Slip en cote de mailles :
Diamant : Requis : 3 | En possession : 2
Pièces de cuivre : Requis : 1 | En possession : 45

Ajouté à ça que dans d’autres jeux, on se retrouve très vite à rouler sur l’or, ce qui ne sera jamais le cas dans Pandora’s Tower, car la vieille ne vous filera pas plus de 200 balles à la revente. Le conseil que je peux vous donner, c’est de bien ramasser les textes, car, bizarrement, elle les reprends souvent à plus de mille balles…
Finalement, la collecte d’objets pour la fusion est plus chiante qu’autre chose. D’une parce que votre sac est très petit (heureusement qu’il y a le coffre) et de deux parce que, contrairement à ce à quoi nous ont habitué Xenoblade Chronicles et The Last Story, votre héros gardera son look de débile. Avouez le, vous avez tous passé de longs moments à naviguer dans la garde robe de Shulk et Zael.

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Alors vous jetterez votre frustration sur l’autre cruche aux cheveux blancs, en lui offrant des fleurs, des carpettes et autres bagues qu’elle cassera durant ses transformations.

Musiques et Sons

Côté musiques, Pandora’s Tower est très réussi. Comme vous avez pu le voir dans les trailers, l’ambiance y est symphonique avec de l’orgue, de la flûte, du piano et parfois même des choeurs d’hommes ou de femmes. Le tout dans un style très européen.
Les compositeurs ont parfaitement réussi à s’adapter au thème du désespoir, tout en lui donnant une extravagance d’opéra pour accentuer la grandeur des tours qu’il faudra traverser. Il vous suffit d’écouter la bande son, pour vous convaincre du degré de qualité qui lui a été donné. Il n’y a par contre pas que de la composition originale, comme par exemple le thème de l’observatoire, qui est une reprise du pianiste Franz Liszt (non, je fais pas le malin, je me suis renseigné sur Google).

Malheureusement, si vous n’écoutez pas la bande-son sur Internet, il vous sera difficile de l’apprécier car personnellement, durant mon périple, je n’ai pas entendu autre chose qu’une petite boucle musicale qui monte crescendo pour retomber et recommencer, et c’est vraiment dommage. En plus, cette musique, pas dégueulasse mais qui deviendra vite énervante, est le thème principal de tous les donjons, si bien que je me demande d’où sortent les musiques que j’ai téléchargées… Ah, par contre, le bruit du vent ils ne l’ont pas oublié celui-là !
Au final et comme pour le reste, vous attendrez la salle du boss pour changer de piste pour une musique lyrique, mais qui sera malheureusement toujours une boucle…

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Mesdames et messieurs, cela s’appelle du gâchis.

Je vais maintenant m’attarder un peu sur les voix. Aeron a une caractéristique emprunté à Link, il n’est pas très bavard et ne parle que rarement, il ne se contente en général que d’un regard ahuri en guise de communication les rares fois qu’on l’observe. Du coup, comment peut on le prendre au sérieux lorsque les premiers mots qu’ils lâchent sont « i’ll be back ». Cela nous en dit implicitement long sur la personnalité du héros : un chienchien.
Elena a, elle, hérité de son côté japoniaise avec une voix aigüe au possible, qui nous rappelle les longues heures avec Colette dans Tales of Symphonia et je ne vous raconte pas les moments où elle doit manger le coeur, ses cris sont à la limites du Hentai.

Un conseil, évitez de lui donner à manger au moment où quelqu’un traîne devant la porte de votre chambre, vous aurez franchement du mal à vous justifier.

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Durée de vie

Forcément, avec le topo du « va battre les méchants des 13 tours », il est évident que Pandora’s Tower allait être un jeu répétitif et c’est bien le cas. Comme je l’ai plus ou moins dit, les anti-Metroid doivent s’éloigner de ce jeu où les allers retours sont fréquents, mais néanmoins pas aussi longs, grâce aux raccourcis. A la limite, on s’y attendait un peu.

En revanche, le point où j’ai été déçu, c’est sur la variété. Le gameplay ne l’est déjà pas vraiment, mais en plus de cela les thèmes des donjons reviendront tous une autre fois. Après être passé par la forêt, l’eau, la roche et le feu (ce qui n’est déjà pas très original, mais bon), les développeurs nous les refilent pour les suivants. Une preuve flagrante d’un manque d’inspiration, surtout que les architectures seront grosso-modo les mêmes.

Dans le but de proposer une alternative à The Legend of Zelda, les donjons ne se déroulent pas de la même manière. Il n’y a pas de clés à obtenir pour avancer, il faut juste trouver l’origine des chaînes retenant la porte du boss et les briser. Un peu de jugeote et de sens de l’orientation et vous en avez terminé. Il n’y a également pas d’objet à acquérir absolument, ce qui constituait une surprise et une variété au coeur même du niveau, votre chaîne restera le seul accessoire.

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Forcément, tout cela nous donne une progression un peu monotone, accentuée par tout ce que j’ai dit plus haut (ennemis peu nombreux et peu agressifs, musique répétitive et architecture peu inspirée). Ce que je raconte ne donne pas envie et c’est fait exprès !

A part ça, Pandora’s Tower propose une gestion du temps assez sympa. L’avancée de la malédiction vous obligera à retourner à la maison de temps en temps pour filer à manger à l’autre cruche sous peine d’un Game Over, cette gestion est un bon moyen de rajouter artificiellement un peu de stress à cet ennui. Il y a aussi une alternance jour/nuit sympa bien que très classique (les monstres sont plus forts la nuit). Par contre, j’aurais bien aimé avoir la possibilité de ne rien faire d’utile, genre participer à l’entretien de la maison où je ne sais trop quoi, cela ne doit pas être trop compliqué à développer, surtout sur Wii. Elena s’occupe de tout, même si on rêve d’en avoir une comme ça à la maison, là, ça fait un peu le touriste qui vient dormir et qui repart.

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Vous remarquerez durant vos aventures des portes fermées à clés, ne les cherchez pas, elles se débloquent durant le new game +, le nouveau truc à la mode. Personnellement, cela ne m’intéresse pas.

En bref…

HISTOIRE : 12/20
Je met douze pour le côté très sexuel qui m’a fait rire. Pour le reste, le scénario est classique, la drague n’a aucun intérêt et l’aspect glauque (encensé par la presse) est largement sous exploité.

GAMEPLAY : 13/20
Sympa sur le papier, anti-original et avec quelques conneries techniques en pratique.

GRAPHISMES : 12/20
C’est pas dégueu, mais on a vu bien mieux six ans auparavant. En revanche, le héros à tête de demeuré est vraiment raté.

MUSIQUES et SONS : 11/20
Où est passé la superbe bande son que j’ai téléchargé ? Je crois qu’elle s’est envolée tellement il y a de vent.

DUREE DE VIE : 11/20
Répétitif et sacrément monotone, vous reporterez vite votre attention sur un autre jeu plus intéressant.

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Note Finale : 10/20
Après les bombes que furent Xenoblade Chronicles et The Last Story, Pandora’s Tower ne tient absolument pas la comparaison. L’intrigue n’est pas intéressante, la progression est ultra monotone et le héros est complètement raté. Jeu avec un potentiel gâché ou coup de bluff marketing, un peu des deux. Pandora’s Tower finira dans la pile des jeux finis sous la contrainte de l’argent dépensé, ou délaissés parce que d’autres titres, beaucoup plus intéressants, méritent que l’on arrête de perdre son temps sur celui-ci. Dommage que Nintendo en finisse avec sa Wii sur une si mauvaise note.

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